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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

1er mars 2011



[Judo (en soirée) : 55:00. Renforcement musculaire : 18:00. Caractères ouvrés : 2834]

J’écrivais hier dans ce Tableau de bord qu’à trente pages écrites, le roman avait un « cap à passer ». J’ai en effet remarqué que l’on peut juger de la viabilité d’un texte à plusieurs stades de son évolution qui se mesure en pages. La taille de la page varie, bien sûr ; c’est un ordre de grandeur dont il est question. Cinq à dix pages permettent de savoir si l’on a un peu quelque chose à dire ou à raconter. Trente à quarante pages permettent de voir si l’on s’y épuise ou si le texte atteint une maturité qui va lui permettre de grandir encore, de se développer.
J’ai quelques romans qui n’ont pas dépassé ces stades (sept exactement) et je ne peux pas exclure que celui que j’écris devant vous fasse également flop. Je n’en suis pas inquiète ; je crois que ce texte-là, c’est du travail qu’il lui faut pour prospérer. Je peux me tromper, bien sûr. L’avenir dira. Pour l’instant, je dois acter ce tournant, avancer dans mon plan sans forcément écrire, lister les sujets, les idées, les choses que j’ai à dire, justement, les ordonner, ouvrir des perspectives.
Hier soir, en me lavant les dents — les ablutions sont toujours propices à l’inspiration ; j’ignore pourquoi : parce que l’on se lave de ses péchés ou que l’on se débarrasse de ses humeurs ? —, il m’a semblé que mon 21 devait acter cette nécessité de prendre la mesure de ce que j’ai pour ouvrir la perspective. La première phrase en est devenue une évidence : « On résume. » Je vais donc m’y atteler, à résumer, avec un travail sur le plan, la structure et la construction à travers l’écriture du 21 qui devra permettre de mesurer l’intérêt de ce qui précède et de poser la perspective.
Concrètement, j’ignore si vous aurez des Feuillets à lire, si je vais vous proposer de nouveaux Documents pour suivre l’évolution… Il faudrait que je prenne le temps de relire sur papier aussi. Les jours où je mesure l’ampleur de la tâche, je suis toujours un peu effrayée ; je me sens d’emblée cossarde et démunie. J’aime quand les choses vont vite. Là, je vais devoir prendre le temps.
J’attaque le 21 avec l’intention d’y mettre ce dont je me souviens de ce qui précède. J’ai très vite l’impression que je vais achopper sur la question posée dans le 20 et non traitée, celle des conditions à remplir. J’y reviens, fais quelques ajouts en fin du 20 et note pour ma prochaine séance de travail, et y ajoute de lister les thèmes que je veux aborder ; c’est le moment d’y venir et d’assurer ainsi un avenir au texte. Entre deux phrases, je mets au point un nouveau document annexe au Plan. Je le peaufine et le mettrai en ligne demain. Je repars sur le 21… L’heure a tourné. Je dois m’arrêter.

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