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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

16 février 2011



[Course : 6,6 km : 50:32. Renforcement musculaire : 13:00. Caractères ouvrés : 5766]

Je regardais hier après-midi une rediffusion de Aimée & Jaguar, sur Arte. Je n’avais jamais vu le film et l’ai trouvé assez mièvre dans son traitement de la passion amoureuse. Cela ne retire rien à son importance pour la visibilité lesbienne… Ce n’est pas mon sujet. J’y viens : au moment où Aimée découvre son mari dans les bras d’une autre, et juste avant ou juste après, je ne sais plus, où Jaguar l’embrasse pour la première fois (et en récolte une gifle), Aimée s’exclame, irritée, désappointée : « On joue à quoi, ici ? »
— On joue à l’amour !
C’est moi qui lui ai répondu cela ; je réponds souvent aux gens qui parlent dans mon poste de télévision, chaque fois qu’ils m’interpellent et que j’ai une réponse à leur fournir. Il n’est jamais arrivé que la conversation se poursuive ; je le regrette. Passons.
Je me suis aussitôt levée pour noter cette réplique qui doit trouver sa place dans mes Feuillets. Je démarre donc directement au 12 avec l’idée toujours d’avancer dans mon texte et trouver sa place à cette réplique dans un des prochains passages en « on ». Il a suffi que je pose mes doigts sur le clavier pour que mon intention change : je peine à garder le dos bien droit au fond de ma chaise ; mes muscles, devenus froids, me font particulièrement mal. Je veux en profiter pour écrire cela, la douleur musculaire. Je dois trouver le sentiment qui fait écho. Je me lance, je verrai bien.
Le passage (noté provisoirement 18) n’est pas forcément dans le ton des autres « Je ». Je ne sais donc pas ce qu’il va devenir mais il est important ; il propose un lien entre « Je » et « On », par la question du corps, de ce qu’il apporte ou non à l’âme, et de ce qui contraint mon sommeil ou ma gorge. Du moins, c’est comme ça que je le ressens aujourd’hui. C’est un confort de le noter dans ce Tableau de bord. Cela me permettra de m’en souvenir.
Et je déborde sur un provisoire 19, où j’en viens naturellement à « jouer à l’amour » avec l’intention (je l’ai noté dans mon plan) de faire écho au 18 en abordant une question que j’ai volontairement sautée alors qu’elle venait : hormis les cas d’urgence (accident), faut-il remplir certaines conditions pour mourir ? Nathalie disait que l’on ne pouvait pas mourir si l’on n’avait pas pardonné. Quoi ? À qui ?
Je dois arrêter de travailler, un rendez-vous. Cela tombe bien. Il y a assez à faire pour aujourd’hui !

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