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Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V06-5 novembre 2013



Cy Jung — V06-5 novembre 2013

 [288d] [176f] [178d] [287f]

34.

Je pose deux doigts sur ma pommette gauche. Elle est brûlante. Un hoquet secoue ma respiration. Je tire la langue et plisse les yeux. La lumière entre à peine. Elle m’éblouit pourtant. Les paupières chauffent. Les glandes lacrymales arment leur flot. Je me voûte. Mon front se cambre. Je ne veux rien céder à l’averse qui gronde. Je me contracte. Je résiste [54d] [53d]. Je serre les poings.
La peau s’empourpre. La brûlure réclame de la fraîcheur. Il n’est pas question que je lui concède une larme. Les cils battent et font de l’air. Je creuse les joues. Je ravale ma salive. Un nuage de vapeur se forme. [87f] [92d] [91d] [90d] Je me concentre encore. Je respire en profondeur, du ventre jusqu’à la glotte, sans fléchir. Mes pommettes baissent en température. Mon front se détend. Je ferme les paupières. Un dernier éclair assèche le fond de mes yeux. Je soupire. Je respire. Et je guette, arme au pied, le prochain assaut.
 [180d]

35.

On attend.
(…)

Seules d’infimes corrections ont été faites dans ce Feuillet depuis sa version 5 des 21, 22, 23 et 25 septembre 2012, que l’on peut retrouver ici à partir du (33), puis , , lalala jusqu’au (41) inclus.

41.

Vivre.
C’est comme pour la liste, on aurait peut-être dû y penser avant.
Mais on ne pensait qu’à ça !
— Vraiment ? [99d]
N’est-il donc pas possible de mentir, juste un peu ? [98d]
Sortir.
Il va nous falloir choisir. [288f]


--------------

[288dDébut-2013:11:13

[176fFin-2012:01:08

[178dDébut-2012:01:12

[287fFin-2013:10:30

[54dDébut-2011:04:04

[53dDébut-2011:04:03

[87fFin-2011:07:15

[92dDébut-2011:07:24

[91dDébut-2011:07:23

[90dDébut-2011:07:20

[180dDébut-2012:01:15

[99dDébut-2011:08:06

[98dDébut-2011:08:05

[288fFin-2013:11:05





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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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