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Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V06-29 octobre 2013



Cy Jung — V06-29 octobre 2013

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9.

Un point sensible apparaît au coin de mon œil droit. Une larme va jaillir. Je gaine. J’emplis mes poumons d’une large goulée d’air frais. Je pince les lèvres. Je serre les dents. Mes paupières drainent l’humidité qui cherche à se faire goutte. Je relève la tête. Je bande les épaules. La larme s’éloigne. Le point passe au centre du front. Je veux l’expulser d’un revers de main, d’une giclée de sueur, d’un effet de souffle, que la souffrance jaillisse ailleurs le corps que dans des sanglots.
Plus jamais, je ne veux pleurer. Pas aujourd’hui, en tout cas. Je veux être libre, légère et que ma chair m’enveloppe de sa douceur (…)
Seules d’infimes corrections ont été faites dans ce Feuillet depuis sa version 5 des 5, 6, 7 et 10 septembre 2012, que l’on peut retrouver ici à partir du (9), puis , , lalala.
(…) Mes paupières se ferment d’instinct. Un vague souvenir chatouille un neurone en perte de champ électrique. La synapse d’à côté lui colle une baffe. Le cerveau se décharge. La douleur quitte le front. La chaleur s’évapore. Je ne sens plus rien d’autre que mon corps qui part à vau-l’eau. Mes muscles lâchent prise. Mon souffle ralentit encore. Mes lèvres esquissent un sourire. De quoi s’agit-il ? De rien. Une fausse alerte de nouveau. Tout m’échappe à présent. Je dors. [161f] [164d] [260f] [286f]

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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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