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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

4 février 2011



[Course : 6,6 km ; 48:12. Renforcement musculaire : 12:00. Caractères ouvrés : 11373]

Je relis rapidement le point 7 afin de vérifier que mes ajouts d’hier coulent dans le texte. Je voudrais ensuite régler cette affaire de petites annonces et choisir le bon découpage.
Avant ça, je chaloupe avec Karen Elson — je chaloupe beaucoup à mon bureau ! Le seul souci, c’est que j’y mets aussi les mains — en même temps que je me tourne vers le Document « Travaux préparatoires d’un roman avorté ». J’avais noté hier d’y chercher ce que ces petites annonces à rédaction variable permettraient d’éprouver afin de mettre ces passages en « je » plutôt qu’en « on ». J’avais pensé à la solitude… Elle n’est pas dans ma liste. Je garde néanmoins mon idée.
Dans ces passages en « je » où… Je cherche le substantif qui dit en nom ce que « éprouver » exprime en verbe. J’arrive sur le Petit Robert. J’utilise le verbe dans le sens 4 de « Avoir (une sensation, un sentiment). », ravie que ce sens-là soit si proche de mon intention sans que je n’aie au préalable vérifié mon usage… et me régale des trois autres sens du verbe. Passons.
Dans ces passages en « je » qui traitent de ces sensations et sentiments que l’on éprouve, je ne dois pas oublier de relier les deux : sentiment (esprit), sensation (corps). C’est ce que j’ai fait avec le mal dans les bras et le désir. Qu’est-ce que ça peut donner avec la solitude ? Comment éprouver (sentiments et sensation) la solitude qui s’exprime dans la petite annonce ? En l’« essayant, pour vérifier la valeur », en lui faisant « subir une épreuve », en « appréciant, pas une expérience personnelle » ? Je souris de la pirouette mais n’oublie pas la question que je viens de poser.
Elle revient à chercher si la solitude (sentiment) pourrait se « matérialiser » (je n’ai pas d’autre mot) dans une odeur, une saveur, une image, un son, un contact (je n’ai pas trouvé mieux pour exprimer le toucher) ou une combinaison de plusieurs de ces sensations, comme la lassitude, « Sensation de fatigue générale, (…) inaptitude à l’action et au mouvement » dit mon document.
Je mets tout ça dans mon plan et reprends ma lecture du 7, arrêtée en cours de route par ces questions. Ce temps de relecture va me permettre de laisser décanter. Et Joan Baez entame la première phrase de Diamonds And Rust alors que je lis celle-ci : « On pense de nouveau à ce dont on aurait besoin même si l’on n’a aucun moyen de le savoir. » Les deux collent. J’adore. Je suis dans l’ambiance. Et je peux que vous conseiller de prendre le rythme de la chanson avec le pied et de lire ce fragment de texte (le 7) donc). Le texte prend une autre mesure, si je puis dire. C’est étrange. Portishead à suivre. Ça le fait moins. Je baisse le son.
En fin de compte, je reste en « on » au moins sur la première PA. Et sans doute sur les suivante. J’ajoute un nouveau point derrière la troisième où j’y reviendrai, cette fois en « je ». Je travaille plus sur le plan que sur le texte, en jetant des phrases. Cela prend forme. Du moins, j’espère.
J’en termine avec Le téléfon chanté par Héléna (On dirait Nino). Parfait pour revenir au monde.

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