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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

18 octobre 2012



[Judo (en soirée) : 2:10:00. Caractères ouvrés : 15005]

Une rencontre avec mes amis de David et Jonathan, mouvement homosexuel chrétien ouvert à toutes et à tous (par exemple moi) m’a appris hier soir la différence entre Jésus et le Christ. Jésus, c’est ce petit gars (réel ou imaginaire) qui a marqué la pensée humaine en proposant une morale universelle qui fait de chacun de nous l’incarnation (ou la décision) du bien et du mal. Quoi que l’on en pense, cette morale universelle a effectivement marqué l’histoire du monde et en ce sens, il ne me paraît pas abusif de considérer que ce petit gars réel ou imaginaire que l’on nomme Jésus a existé. Quant au Christ, il s’agit toujours de Jésus mais le nommer ainsi a rapport à la résurrection : si l’on croit que le tombeau était vide, alors, Jésus devient Christ ; si l’on croit qu’il y avait un corps dedans, ou qu’un soldat roman l’aurait vidé pour faire une blague à Marie-Madeleine, alors, il est toujours Jésus.
Voilà ce que j’ai compris hier sans vous garantir, bien sûr, que c’est ce que l’on m’a dit. Et je me dois donc de vérifier dans mon texte les usages que j’ai faits de « Jésus » ; du Christ, il n’en a jamais été question. J’en suis certaine, ce mot m’a toujours été étranger. Je sais aujourd’hui pourquoi : je n’ai jamais cru en Jésus ressuscité. Pour autant, si dans mon texte, ce qu’il représente à un instant T renvoie à l’idée du Christ plus que Jésus, il me semble devoir faire la correction.
Je reprends donc mon texte et fais une recherche.
« Dieu ne peut pas avoir de fille car il la voudrait aussi courageuse que le Petit Jésus fût tout-puissant. » Dans ce contexte, il me semble que je dois troquer Jésus contre le Christ, car il est ici Fils de Dieu, ce d’autant que je fais référence à sa toute-puissance.
« C’est quoi encore que cette histoire, « revenir à la vie » ? On déraille ; il n’y a que Jésus à qui c’est arrivé, d’après ce que la rumeur propage. » C’est ici plus flagrant encore, c’est le Christ qui est revenu à la vie (je corrige au passage l’erreur de construction de ma phrase).
« Elle est pourtant un peu cruche avec sa jupe longue et son petit boléro noir d’où émerge un nichon qui abreuve la soif de Jésus. » Plus loin : « Et Jésus, qui a dit à son père que ce n’était pas Lui, ce qui était somme toute assez méchant de la part d’un petit gars qui prétendait dire au monde ce que devait être son humanité. » Plus loin encore : « Ah ! la Samaritaine. Jésus était un homme de goût, c’est évident. » À ces différents stades de sa vie, il est encore Jésus et rien n’indique qu’il sera Christ un jour. Je ne touche à rien.
« On imagine maintenant le Petit Jésus qui arrive accompagné de quelques angelots bien dodus. » S’il est avec les anges, il est ressuscité. Je corrige donc en « le Christ ». Je suis au (72) que j’ai vu hier. Je vais donc le reprendre, ce d’autant que je n’avais vu aucune correction à faire. Ce sera l’occasion d’une lecture supplémentaire. Je pose ma balise en conséquence (et corrige mon erreur de date dans la balise d’hier).
Café. Hajime.

Je supprime un adjectif, un pronom et j’arrive sur Jésus. J’ai déjà transformé le premier en Christ. Le second est bien Jésus ; on est à la mise en croix qui précède la résurrection. Je laisse également les deux suivants, même si sur tout ce passage, je pourrais mettre le Christ car c’est « on » qui vit son histoire, lui ayant déjà passé le stade de la résurrection. Par contre, la dernière occurrence est bien le Christ. Je modifie. Je vais au bout et passe au (72).
Rien à signaler. Je passe au (74).
Je corrige d’emblée un accord pluriel sur un sujet collectif qui ne me va guère ce matin même s’il est possible. Je remarque que j’avais en fait utilisé « Christ » (à l’insu de mon plein gré, donc), en lien avec la passion, logique. Je place la chanson de la poupée dans un paragraphe en retrait et la réplique lacanienne en dialogue comme s’il s’agissait de la clochette. Je fais pareil un peu plus loin avec un « Qui ? » Je vais au bout. Deuxième lecture. Un « plus » devient « pas ». Je mets le plan à jour. Antidote. Troisième lecture. C’est bon. La suite demain.

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