[

Les Feuillets de Cy Jung

]
Feuillets

V05-2 octobre 2012



Cy Jung Feuillet — 2 octobre 2012

 [273d] [125d] [113d] [110d] [108d]

51.

On creuse encore sous l’œil amusé de la vachette. Sa cocarde danse entre ses deux oreilles. Elle paraît sourire. Va-t-elle se mettre à parler ?
Ruminer.
Voilà qu’elle prend ses aises !
On lui restitue aussitôt sa corne et on la remet à sa place, pointe sur l’envers. [103f] Cela lui donne un air de bouc amoché. La vachette s’en émeut. Elle rétorque qu’elle ne porte pas la barbe et que sa cocarde est fort jolie contrairement à la couronne de péchés que se trimballe le bouc. Ce n’est pas faux. Elle veut d’ailleurs bien nous la prêter, si cela peut nous aider à nous sentir plus en gaieté. On la remercie. On n’a jamais associé la joie au colifichet. On la situait plutôt dans… dans…
Le premier qui rigole sort immédiatement de la boîte !
Personne ne bouge. On préfère. On dresse le couvert. Combien sommes-nous ? Vingt et un, plus la liste ; vingt-deux. La chair, le corps. Vingt-quatre. Avec nous, cela fait vingt-cinq. Et Dieu ? On l’a déjà compté. On vérifie. Oui, c’est ça : vingt-cinq. Il y a aussi les quelques souvenirs qui traînent encore de-ci de-là. Doit-on leur mettre une assiette ? C’est inutile : ils s’autoalimentent. On soupire. On arrache la perfusion. On passe à table. Une lumière nous éblouit. On baisse les paupières. Cela ne suffit pas à l’éteindre. On essaie de monter la main en visière. Quelque chose nous en empêche.
Quelqu’un ?
Parler.
On doit tout dire.
Raconter. [187f]
Chacun s’installe confortablement. Dieu sert la soupe. On mange en silence. La tarte aux fraises se propose en dessert. On décline son offre. On préfère la garder dans la liste et que chacun suce l’os de son choix le temps que l’on raconte une histoire, une belle histoire, une histoire un peu magique, une histoire qui va nous faire rêver.
Cela s’est passé dans un train, à l’époque où l’on voyageait de nuit, ces trains peints en vert sombre, juste avant que la SNCF ne mette en service des wagons sans compartiments.
Orange. Des wagons aux portes orange.
Ce sera pour plus tard. Ces vieux trains étaient bien verts. Vert-de-gris. Cela nous rappelle… C’était une autre vie.
On passe.
Dans ce train de nuit, on prenait une couchette. Parfois, on s’y allongeait dès le départ pour lire de bout en bout un SAS ou un San Antonio empruntés à la bibliothèque de papa. D’autre fois, on restait longtemps dans le couloir, à fumer des cigarettes, seule ou avec des voyageurs qui n’avaient pas plus envie de dormir. [105f]
Discuter.
Ou se taire.
On pouvait rester des heures debout le nez écrasé contre la vitre de la portière à tenter de percer la nuit pour savoir où l’on était. La vitesse du train ne nous y aidait pas. Alors, on formait des hypothèses en fonction de l’horaire et de ce que l’on savait des gares traversées. Voir dans le noir à cent vingt kilomètres-heure. On était comme ça. On aimait bousculer les frontières comme ce jour où l’on a rencontré un Polonais. On s’est installés sur la plate-forme pour parler, en anglais. On ne parlait pas vraiment anglais. Il en aurait fallu plus que cela pour que l’on reste silencieux tant l’on avait envie l’un l’autre de faire ce voyage ensemble, puis se quitter après, ne pas vraiment se connaître mais s’en souvenir un jour. Ni plus, ni moins.
Ce jour est arrivé.
Veiller.
On y est.
On se souvient de cette nuit passée alors que l’on ignore le contenu de notre conversation. Peut-être a-t-on a bu dans la même bouteille, mangé les mêmes friandises, ri, chanté. On ne sait plus. À moins que cela n’ait jamais existé.
Il a existé.
Il était Polonais.
On était dans un train.
On en est sûre. On garde l’image du passage à soufflet, des voies qui défilaient dans les interstices mouvants des lourdes plaques de fonte, du bruit qui couvrait nos paroles.
Quoi d’autre ? Le train roulait vers… Paris, sans doute. Rome, jamais. Les lois du rail ne sont pas identiques à celles des chemins fussent-ils de traverse. Est-ce parce que tous les wagons qui sortent de la mine mènent en Pologne ? On avait projeté avec Sarah d’aller là-bas nous recueillir. On a fait une cagnotte pour cela, grâce à Dédé et à la vente de livres que d’autres livres avaient supplantés.
Est-ce que l’on y est allées ? On ne sait plus.
On ne sait pas.
Oublier.
Revivre.
La mémoire part en vrille en même temps que le cerveau se dessèche. On sort une pelle et une balayette. On rassemble la poussière. Quel joli petit tas ! On dirait des cendres.
Sortir.
Si les souvenirs font défaut, il va y avoir urgence.
On sait pourtant que l’on n’y est pas. Et la belle histoire, où est-elle ? Elle est du côté du Polonais assis sur la plate-forme, simple, sobre et qui laisse la trace indélébile d’un moment de joyeux partage. Elle est dans la vie qui résiste à toutes les injures, dans l’humanité capable de survivre à ce qui va au-delà du pire.
C’est l’histoire de… C’est notre histoire. Quel dommage que l’on ne soit pas en mesure de se la rappeler ! Cela nous aiderait si elle était écrite quelque part, dans un livre, par exemple. Comment vérifier ? On les a tous vendus. On regarde la liste. L’histoire n’est pas là non plus. Et dans la lettre d’amour ? On ne va pas vérifier ; on craint d’y perdre de nouveau la joie à une autre histoire qui ne serait pas celle-là.
— Et la foi !
Quel est le rapport ?
— Le Polonais.
Ah ? [107f]
On ne comprend pas. On se gratte le menton. Un bouton est apparu, une grosse pustule, plus grosse encore que l’horreur qui souille à jamais l’enfer. Le sang. Les larmes. Le feu ! Non ! pas le feu. On veut pourrir, pas brûler. On veut avoir le temps d’aimer, encore et encore. C’est au feu de recouvrer la joie ! Il a trop souvent failli ; il doit être restauré dans sa pureté. Purifier le feu, l’absoudre de l’autodafé.
Enflammer.
Le pétard sous la boîte de champignons se sent visé. Il est ému. Il réclame une pause pipi ! On la lui accorde. Les autres y vont, même Dieu. On reste seule. La pause dure. Sont-ils tous partis ? On n’y croit pas ; c’est un truc de gosses, ça, de se débiner du côté des toilettes au moment de la vaisselle. On rit. On les entend, là-bas, qui regardent voler la boîte de champignons et décoller le nichon. Oh ! la belle bleue. On ramasse les miettes laissées sur la table. On met la vaisselle à tremper dans l’eau chaude avec quelques gouttes de dégraissant surpuissant parfum citron. Il faut que ça mousse ! Il faut que cela sente bon ! On a besoin de douceur. Une petite onction ?
On frotte.
On décrasse.
Dieu revient nous proposer de tenir le torchon. On accepte. On a envie de le brancher sur la question de la joie.
— La question de la foi ?
Judas ! tais-toi. C’est à Dieu que l’on s’adresse.
— Mais c’est Moi !
Encore cette clochette ?
On rince. Dieu essuie. Chacun se concentre sur sa tâche. On ne parle plus. La pile d’assiettes tangue. On dirait la tour de Pise. Le couteau suisse y grimpe. Il se jette dans le vide. La Bible l’attrape au vol. Le gros bouton se dégonfle. La liste réclame un peu de repos et une histoire plus drôle que celle du Polonais qui règle la circulation des trains.
Elle n’était pas triste non plus.
Lourde de sens, peut-être.
Évacuer.
Dormir.
On obtempère. On va lire une histoire.
Ils reviennent, les vingt-quatre, affamés de tendresse et de poésie. Ils s’installent autour du poumon droit. Dieu sert une infusion et le dictionnaire s’ouvre sans prévenir.

« Liqueur ».

Vite ! on le referme. Il ne faudrait pas que ce mot-là s’efface. On va en avoir besoin pour assouplir la chair et façonner la joie. [108f] [109d]
Pétrir. [190d]
Et coller deux merguez dans le pain. [191d]

52.

Je ramène les jambes vers ma poitrine, genoux serrés. Mes cuisses affleurent mon ventre. Il se creuse. Mes paumes prennent appui contre le sol. Mes jambes repartent dans l’autre sens, talons à l’horizontale. Mes bras s’étarquent. Mes reins renflent. Un jet d’air fuse sans que ma bouche ne s’ouvre vraiment. Il est puissant, inattendu. Inquiétant. Mon corps se rassemble autour du modelage de mes abdominaux. Je grimace. Je compte les mouvements. Cinq. Mes genoux reviennent. Six. Ils repartent et de nouveau l’air fuse entre mes dents. Sept. Je les écarte pour laisse passer le flot tant il paraît incompressible. L’air est vicié. Il transporte autre chose que du carbone. Il a la consistance d’une lave. Non, c’est un ver, un serpent, une bête que mes poumons veulent chasser.
J’en ai presque la nausée. Mes jambes vont et viennent. Neuf. Dix. Un. Deux. Trois. L’air flue et flue encore. Six. Sept. Huit. Mon larynx se fige. Il gonfle. Ma glotte explose. Mes lèvres se dilatent et partent en cul de poule. Mes jambes redoublent d’effort. Vingt. Et un. Deux. Trois. Quatre. Mes abdominaux grincent. La douleur enflamme mes joues. Mes jambes redescendent. Six. Sans prévenir, mon torse se relaxe. Mes poumons dégazent. Une bulle de salive accompagne l’épanchement. La bête y résiste. Je m’essouffle sous son poids. Mes jambes tiennent bon. Je compte encore. Sept. Huit. J’irai jusqu’à trente et qui sait, l’intruse sera-t-elle totalement expurgée.
Neuf. Trente. J’y suis. Mes talons s’effondrent. Mes cuisses s’affaissent. Mes paumes relâchent leur pression. Je respire fort, alvéoles dilatés et bouche grande ouverte. Je tire la langue. J’ai envie de cracher. Je me retiens. La bête pourtant gît encore sous le plexus. Elle s’accroche, la garce. Il me faudrait faire une nouvelle série pour espérer m’en purifier. Mes muscles sont cuits. Mon souffle est rauque. La sueur mouille ma nuque. Je ne peux plus bouger. Je renonce. Un hoquet me secoue. Est-ce la bête qui expire ?

 [212d] [116d] [116d] [115d] [114d] [116d] [188f] [189f] [194f]

53.

On se gratte les pieds.
On pourrait tout aussi bien éplucher des haricots verts. Des carottes, des poires, des petits pois, des oranges, tous les fruits, tous les légumes. La nourriture n’en serait que meilleure et cela occuperait nos mains à autre chose qu’à triturer la chair et sarcler la peau.
Tricoter.
C’est ce que l’on a fait pour arrêter de fumer. On a pris un crochet, du coton, de la laine. On a monté une chaînette de cinq ou six mailles. On l’a fermée d’une simple maille coulée. Une autre en l’air pour commencer un premier rang. Des mailles serrées à suivre en calculant au mieux les augmentations. On a fabriqué ainsi de jolies pattes à casserole, des patins pour le parquet, des écharpes, des ponchos avec col roulé. Puis c’est devenu compliqué. Plus le crochet était fin et les modèles pointus, plus on se perdait dans la succession des mailles et des rangs. C’était fastidieux. Alors, on a remisé notre ouvrage, dans un carton, à la cave, entre un reste de carrelage et un jeu de Monopoly.
Ranger.
Renoncer.
Il semble que l’on y ait gagné quelque chose, une sorte de sérénité qui nous faisait jusqu’alors défaut. Et sans que rien ne l’annonce, on n’a soudain plus eu peur du mal que l’on aurait pu nous faire.
On n’y croyait pas trop. On s’observait grandir.
On s’est remise à lire. On aimait de moins en moins regarder la télévision. On écoutait de la musique. On travaillait. On furetait sur la toile. On écrivait des mails. On buvait des cafés froids. On allait se promener seule ou avec des amies chères. On dînait. On militait, beaucoup. On faisait du judo, encore plus. On courait. On cuisinait. Et on téléphonait en faisant les cent pas.
Marcher.
Compter.
Et s’assurer du contenu de la liste. [190f]
« Une Bible. Un dictionnaire. Un poisson qui pue. Un couteau suisse. Une tartine. Un oreiller. Une couette. Un tire-bouchon. Une échelle. Une poupée. Une paire de merguez. Jacques Lacan. Une tarte aux fraises. Un pétard sous une boîte de champignons. Une pince. Dieu. Une lettre d’amour. Une corde à linge. Une chaussette. Une vachette. Des chocolats. » [113f]
Quelque chose cloche. On lève les yeux au ciel. On se frictionne le menton. On avale une gorgée de salive. La faille émerge. Il semble que l’on doive changer l’ordre des choses, la vachette cohabite mal avec les chocolats.
On modifie.
On biffe, sans éliminer.
Cocher.
« Une Bible. Un dictionnaire. Un poisson qui pue. Un couteau suisse. Une tartine. Un oreiller. Une couette. Un tire-bouchon. Une échelle. Une poupée. Une paire de merguez. Jacques Lacan. Une tarte aux fraises. Un pétard sous une boîte de champignons. Une vachette. Une pince. Dieu. Une lettre d’amour. Une corde à linge. Une chaussette. Des chocolats. »
Vingt et un. Le calcul tombe juste sans qu’il n’y ait besoin d’y ajouter des haricots verts. Le nez coule de nouveau. On vérifie que le dictionnaire est bien fermé. On n’a pas envie de lire la Bible. On écouterait volontiers de la musique mais on n’en a pas apporté. Les cordes vocales sont-elles en état de chanter ? La réponse est non. Alors, on se gratte les pieds. Ils ont perdu une bonne partie de leur peau. On se rabat sur la tartine puis sur une omoplate. On racle d’abord, on ronge ensuite. Le repas est terminé. Dieu passe l’éponge. On va pouvoir se reposer jusqu’à la prochaine cène.
Manger.
Dormir.
On a envie de rêver.
On suce notre pouce, pulpe collée au palais. De l’autre main, on fait rouler une mèche de cheveux. On est retombée en enfance.
Chouiner.
On y renonce. Cela donne mal à la tête.
Caguer.
On aurait dû prendre du papier pour s’essuyer les fesses. Cela ne sent pas très bon sans que le poisson qui pue n’y soit pour quelque chose. Et ça colle ! On se retourne. Le poumon émet un long râle putrescent. Ce sera le dernier. C’est heureux. Cette émission était vraiment dégoûtante. On coupe le son. On attrape la poupée. On la sert fort dans nos bras. Le rose de ses joues nous console. Sa perruque synthétique nous chatouille un peu. On s’en moque. On est bien. On a envie que cela dure.
Pour l’éternité ?
On ignore de quoi il s’agit.
Durer.
On pose la tête dans le creux de l’estomac. On ferme les yeux. On imagine un jardin luxuriant, avec un pommier et un magnifique serpent qui s’enroule autour du tronc, langue fourchue en direction d’un fruit presque mûr.
— C’est le Paradis !
Et puis quoi, encore ? Judas, tu sais bien que l’on n’a pas envie de paradis, surtout s’il se situe en pleine nature, avec toutes ces bêtes qui mordent et toutes ces plantes qui piquent ! On a si peur des serpents… On frémit. La chair y perd de sa consistance. On a peur, Judas ! On a peur au souvenir de cette vipère écrasée sur la route alors que l’on passait à mobylette. Maman conduisait la mobylette. On était assise sur le porte-bagages. Le serpent était venimeux. Même réduit à l’état de crêpe, il aurait pu attaquer.
Tuer.
La mobylette itou.
Elle était rouge, comme du sang. Rouge, comme la cocarde, comme la tache qui noircit le poil du taureau quand on plante la banderille.
— Olé ! [114f]
La vachette pointe ses cornes, tête haute, queue basse, poil luisant. Elle frappe le sable du sabot. Elle souffle. On la rassure. Elle se rendort. La paix règne dans la boîte, la concorde. La violence est en panne. On congédie le rêve. On garde les yeux fermés. On voudrait que quelque chose se passe, quelque chose de doux, de tendre, de bienveillant. On voudrait y aller comme on avance dans la fraîcheur du matin, offerte à ce jour que l’aurore annonce, sereine, souriante.
Où irait-on ? C’est comme quand il s’agissait de partir en vacances, on ne sait pas où aller. Il va falloir pourtant trouver. On pressent que cela nous aiderait à sortir. On est revenue à la case départ. On chasse le dépit qui pointe à fleur de nichon. Il vole. On lance les dés. On doit avancer. On a toutes les clés, même celles que l’on croyait restées posées dans l’entrée près du tournevis, du stock de Kleenex et de la montre chronomètre.
Quelle est la porte qu’elles déverrouillent ? On appuie sur la première poignée venue et l’on affronte l’évidence.
L’espace est toujours clos.
La chair ne s’échappera pas de la boîte. Elle va y pourrir et ne se mêlera à la terre que le jour où le bois et le capiton se désagrégeront. Cela peut prendre du temps, surtout que le chêne est bien verni et à coup sûr traité contre la moisissure, les vers et autres parasites. Cela ne nous arrange pas. On va devoir nous en extraire par nous-mêmes à moins que notre destination n’ait rien à voir avec la matière telle qu’on l’a connue.
On a pourtant besoin du corps, pour éprouver.
Désirer.
Réputer.
C’est comme la Samaritaine avec son eau, sa cruche et la soif.
C’est comme tout, la mort, la boîte, la chair, la liste, une figure, une parabole. « Une Bible. Un dictionnaire. Un poisson qui pue. Un couteau suisse. Une tartine. Un oreiller. Une couette. Un tire-bouchon. Une échelle. Une poupée. Une paire de merguez. Jacques Lacan. Une tarte aux fraises. Un pétard sous une boîte de champignons. Une vachette. Une pince. Dieu. Une lettre d’amour. Une corde à linge. Une chaussette. Des chocolats. » [115f]
On épluche la corde à linge. Elle rouille sous sa protection en plastique. On l’enduit de moutarde. Elle dit que ça brûle. On calme la douleur avec un peu de tarte aux fraises. La poupée prépare le cartable de la vachette et le dictionnaire s’offre la tartine. Tout le monde est à son aise. La chair est apaisée. Elle se délite sans bruit. On dirait même qu’elle commence à ne plus rien sentir. [273f]


--------------

[273dDébut-2012:10:02

[125dDébut-2011:09:20

[113dDébut-2011:08:30

[110dDébut-2011:08:23

[108dDébut-2011:08:20

[103fFin-2011:08:11

[187fFin-2012:01:25

[105fFin-2011:08:14

[107fFin-2011:08:18

[108fFin-2011:08:20

[109dDébut-2011:08:21

[190dDébut-2012:01:28

[191dDébut-2012:01:31

[212dDébut-2012:03:13

[116dDébut-2011:09:05

[116dDébut-2011:09:05

[115dDébut-2011:09:02

[114dDébut-2011:09:01

[116dDébut-2011:09:05

[188fFin-2012:01:26

[189fFin-2012:01:27

[194fFin-2012:02:08

[190fFin-2012:01:28

[113fFin-2011:08:30

[114fFin-2011:09:01

[115fFin-2011:09:02

[273fFin-2012:10:02





Feuillet précédent / Feuillet suivant
Retour à tous les Feuillets


Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Lire le Feuillet du jour.



Si vous êtes éditeur,
découvrez les manuscrits de Cy Jung
ici.