[

Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V05-12 septembre 2012



Cy Jung Feuillets — V05-12 septembre 2012

 [262d] [162d] [161d]

21.

On a oublié de manger la tartine.
Ce doit être pour cela que l’on avait faim, à cause de cet oubli. [73f] Rien d’autre. Absolument rien d’autre. On ne s’alimente plus depuis que l’on est ici, coincée au milieu de cet agrégat de chair voué à la dissolution. Est-ce le signe d’un état d’esprit particulier ? Cela ne peut pas : rien ne nous a jamais empêchée de manger, ni le bonheur, ni le chagrin, ni l’envie de rien, ni autre chose. On doit en convenir : ici, on n’a tout simplement plus le loisir de se nourrir, de croquer, mâcher, sucer, avaler, et la raison n’est pas que l’estomac aurait implosé en déversant ses humeurs fétides partout la chair. [159f]
Souiller.
Épurer.
Il va nous falloir une bonne dose de récurants.
Répéter.
On a oublié de manger la tartine.
Ce doit être pour cela que l’on est dans une drôle de posture. On y est, sans y être, une araignée quelque part dans le capiton et des gouttes de pluie sur le zinc. On y est, peut-être, ou peut-être pas, et l’on tente de recoller les morceaux de l’histoire d’un corps qui part en charpies avec l’impératif d’en sortir tout en ignorant quand et comment. Pourquoi.
Fuir.
Il n’en est pas question. On doit faire face.
Sortir.
Quand tout sera réglé.
Quand le pardon sera acquis.
Le pardon ? La Bible nous fait un signe. On l’ignore même si l’on a dans l’idée que l’on doit produire un travail de mémoire qui apaise, une sorte de chemin vers soi pour être libre, enfin. Libre de ce que l’on était coupable même si on ne l’était pas. Libre de ce que l’on a porté et dont on n’a jamais su se défaire. Libre de soi, guérie des blessures et des outrages.
S’affranchir.
Rambiner.
Peut-on encore panser les plaies ? Il n’est pas dit qu’il le faille. On a oublié la trousse à pharmacie et il n’y a près du corps ni sparadrap, ni compresse, pas même un peu d’alcool pour brûler les tourments qui ravivent l’ulcération. On est démunie. On est seule face à ce qui ronge.
Sortir.
Appréhender.
N’est-il pas trop tard pour se souvenir ?
Un pasteur a dit, lors d’une cérémonie commémorative, qu’il n’était plus lieu de se lamenter de ce que l’on avait fait ou pas fait quand l’autre était vivant alors que maintenant il est mort. Il invitait alors l’assemblée à s’emparer du souvenir du défunt et à le porter à la mémoire, pour le faire vivre et s’en repentir.
Bats les pattes !
Que l’on nous laisse libre de notre chapitre ! Notre empreinte nous appartient. Les plaies sont béantes et les coups vont voler.
Pardonner.
C’est comme aimer, c’est trop compliqué, surtout du fin fond de ce corps qui se délite. On doit changer la perspective.
Sortir.
Comme pour une résurrection ?
Et puis quoi encore ? On n’est pas la fille de Dieu. Dieu ne peut pas avoir de fille car il la voudrait aussi courageuse que le Petit Jésus fût tout-puissant. Les filles courbent l’échine face à la violence. Elles n’ont pas d’autre argument que leurs gros nichons qui alimentent de leur lait les fils, futurs guerriers, futurs pasteurs, pas des pasteurs du genre de celui dont on se souvient, mais du genre des autres, de ceux qui mènent le monde comme un berger ses moutons.
Le chien aboie. On va tous dans la même direction.
Par là.
Ou par ici.
On préfère, en général, aller là où l’on n’y est pas.
Penser.
Sortir.
C’est aussi une méthode. On y songe.
— Boum !
Qu’est-ce encore que cette déflagration ?
— Le nichon.
Ça peut exploser, un nichon ?
On pourrait aussi déduire des paroles du pasteur qu’il est urgent de faire ce que l’on à faire, aimer ceux que l’on à aimer, se séparer de ceux qui nous méprisent. Il était gentil, le pasteur, mais l’on fait ce que l’on peut, chacun, quand on est du côté de la vie où Dieu s’engraisse de nos prières pour nous bercer de nos illusions. On peut toujours y croire ; cela ne mange pas de pain.
Justement, cette tartine… On a faim.
— Boum !
Encore ?
C’était bien le nichon : on vient de voir voler le second.
Ça pète à foison. On sursaute derechef. C’est que ça fait peur, un nichon qui explose et envoie son tétin au Ciel afin de le placer en orbite de la Terre pour confier l’humanité à la surveillance d’un mamelon géostationnaire. Pourvu que saint Pierre le prenne dans l’œil histoire que l’on rigole un peu ! Voyeur ! Goujat ! Mais de quoi parle-t-on ? On a perdu le fil.
Et mangé la tartine. [36f]
Et la réponse ? Où est la réponse ?
A-t-on déjà oublié que l’on avait reçu quelque chose ? On était émue. Peut-être que si l’on s’appliquait, on trouverait plus vite par quelle voie sortir. Enfin. Il serait temps. On commence à se sentir pourrir à l’instar de la chair alentour.
Ouvrir.
L’enveloppe, et trouver la réponse.
Lire.
Où a-t-on mis nos lunettes ?
— Boum !
C’était l’œil cette fois. Ou le cerveau, on ne sait plus. On ne sait pas. On oublie le corps qui part en vrille. On ne pense plus qu’à cette réponse qui est venue. On voudrait la lire. On sait pourtant qu’elle est vaine. Doit-on déchirer le poulet ? Non. Il faut le laisser se défaire de lui-même ; chacun son tour d’y perdre des plumes. Et puis, il n’est plus question de mettre les mots qu’il contient dans le dictionnaire. Ils seraient foutus de trancher dans le mauvais sens.
On doit oublier cette réponse.
On cherche une issue. On fouille l’endroit. On voudrait retrouver la tartine. On y avait mis du beurre. Ça glisse. Ce n’est pas comme la réponse qui, elle, est forcément râpeuse.
Quelle réponse ?
Ou oublie. [261f]
On n’a rien reçu, rien d’autre que des tartes aux fraises et des poissons qui puent. Des bibles. Il est encore trop tôt pour lire. Le tire-bouchon persiste à s’accrocher au couteau suisse. On passe à autre chose.
On doit encore attendre.
Sortir.
On n’y est pas. On a du chemin à faire. On se gratte un peu les pieds. On grignote une miette tombée sur le pantalon. Le pasteur disait… On vérifie que l’on a bien fait ses lacets. La route est longue, surtout quand elle s’allonge à chaque pas.
Que disait le pasteur, déjà ?
On se souvient qu’il était question de pardon. [15d] Et puis ? On ne sait déjà plus. C’est dommage. Peut-être pas. Il est urgent de n’être sûre de rien.
Sortir.
Attendre.
La suite va venir.

22.

 [39d] [78d] [77d] [76d] [41d] [40d] [38d] [74f] Je me serre. Je m’étrique. Je me pressure. Je me recroqueville dans le mitan, la bouillotte brûlante entre les cuisses. Les vents sourdent dans les profondeurs du nymphée. [160f] Je me contracte. Je me regroupe. Je suis en quête d’une pensée vagabonde. Mes chairs, seules, ne peuvent rien à leur épanouissement. Il leur faut un rêve, une image, une muse. Mes épaules se voûtent. Mes mains se crispent. Mon front se plisse sans que mon cerveau n’y trouve d’inspiration.
Une douleur émerge, pile entre les deux yeux. Je suis vide. Je sens pourtant la chaleur irradier les pores de la peau, remonter le long des nerfs et titiller le capuchon. Je m’y attache. Je m’y concentre. Rien ne vient. Rien ne va plus. Mon ventre soulage la pression. Le clitoris reste sourd à la touffeur de la pulpe. Mon sexe dort aussi sûrement que mon cerveau s’englue dans une pensée raisonnable, dénuée de toute agitation. La température entre mes cuisses monte de quelques degrés encore. Ma chair n’y gagne rien. Mon cœur bât sa coulpe. Ma peau s’amollit. Seuls mes muscles bandent encore, prêts à saillir au moindre mouvement.
Mes paupières se ferment d’instinct. Un vague souvenir chatouille un instant un neurone en perte de champ électrique. La synapse d’à côté lui colle une baffe. Le cerveau se décharge. La douleur quitte le front. La chaleur s’évapore. Je ne sens plus rien d’autre que mon corps qui part à vau-l’eau. Mes muscles lâchent prise. Mon souffle ralentit encore. Mes lèvres esquissent un sourire. De quoi s’agit-il ? De rien. Une fausse alerte de nouveau. Tout m’échappe à présent. Je dors.
 [161f] [164d] [260f]

23.

On éternue.
On renifle.
On s’excuse. On n’a pas trouvé de Kleenex.
On éternue encore.
Il y a bien sûr le linceul… On préfère arracher une page à la Bible. On se mouche dedans. Les sécrétions se collent à quelques versets du Lévitique. Bon choix. Aucun mot ne s’efface. C’est dommage. C’est du solide. C’est du lourd. Ça pèse son poids, la culpabilité.
Sale affaire.
On passe.
On carde. On ourdit. On tisse. On façonne. On pique. On coud. On pourra toujours avoir besoin d’une marinière si l’on doit se laisser couler dans le siphon avec l’eau du bain.
Sortir.
On n’a pas encore trouvé d’issue. On n’en est qu’aux préliminaires. On essuie la page pleine de morve contre le capiton et on la remet dans la Bible. Elle nous ramène vers Dieu. On ne sait toujours pas quoi en dire, ni quoi en penser. Le dictionnaire n’a pas encore tranché la question de son existence, ni celle de sa manière de procéder. S’il procède, il est. En effet. Des hypothèses font surface. On en prend une au hasard. On aime se raconter des histoires. Cela nous occupe. Cela nous amuse. [162f]
On se fige.
Quelqu’un vient.
Si ce n’est Dieu, ce sont les pompiers ou le facteur.
On guette. La sonnette ne retentit ni une, ni trois fois. On n’attendait de toute façon plus de lettre. Les pompiers enfoncent le couvercle d’un seul coup de botte. Ils ont tout ce qu’il faut pour désincarcérer les personnes prisonnières des amas de tôles froissées ou des gravats des immeubles écroulés. Cela sera-t-il adapté pour que l’on s’extraie de ce corps en décomposition ? La chair sera broyée par les pinces et nous avec tant il n’est pas prouvé que l’on n’y est pas encore. Les lambeaux de peau se colleront au métal froid. Les humeurs souilleront la coquille. Et les chiens renifleurs mangeront avec appétit les restes.
— Miam !
On oublie l’hypothèse pompiers. Reste Dieu. Et le facteur.
Il a tué le jardinier. Il est en prison, avec le chien qui a croqué le mollet du poulet. Il ne reste donc bien que Dieu qui est un vrai tueur en série mais qui demeure libre de toute entrave. L’injustice rôde, à moins qu’elle ne plane. Entre l’aigle et le renard, les poules serrent les plumes et les grenouilles se cachent au fond de l’eau croupie des bénitiers.
Dieu.
On s’y penche.
On se tourne vers le dictionnaire.

« Dieu [djø] nom masculin. « Principe d’explication de l’existence du monde, conçu comme un être personnel, selon des modalités particulières aux croyances, aux religions. » [*].

Il y a de quoi éternuer !
On se gratte le nez, avec un doigt dedans. Ça coule. Rien ne s’efface. Dieu reste planqué dans le dictionnaire entre « diététiste » et « diffa ». Il a eu peur, c’est sûr, de se prendre un coup de Bible dans les côtes.
— Ça fait mal !
N’a-t-on pas entendu comme une clochette ?
On oublie.
On pense à l’existence du monde. Son origine.
C’est une énigme aussi inévitable que celle relative au côté sur lequel s’écrase la tartine quand elle tombe. On essaie de se rappeler où l’on a bien pu la poser. On l’a mangée, à ce qu’il paraît, et les nichons se sont envolés. On aurait dû les ingérer quand on en avait l’occasion. On les retrouverait dans l’estomac, puisqu’il est vide. C’est absurde. Il est percé et aucun nichon ne pourrait s’y loger ce d’autant qu’actuellement, les deux dont on disposait ont quitté la poitrine et tournent autour de la Terre pour guider les pasteurs impies. Sont-ils les voleurs de la tartine ?
— Pédés !
Non.
— Salope !
Qui ? La tartine, la Bible ou la poitrine ?
On s’y perd.
On s’est toujours un peu égarée dans les souvenirs de petits-déjeuners. Ils nous affectent encore. On voudrait en oublier certains. C’est impossible. On doit tout prendre de ce qui reste car, ici, on n’a plus le loisir de faire le tri entre ce qui a été bon et ce qui a été désagréable. [38f] Dieu, lui-même, ne nous était pas très agréable. On n’y croyait pas plus que ça, à vrai dire. On croyait en l’amour et il n’a pas forcément été très agréable non plus, d’aimer.
Exister.
C’est un comble.
On est là, coincée dans ce corps en décomposition, et l’on doit affronter l’impéritie de l’amour. C’est pire que cette foutue chair qui se délite et qui pue. C’est pire que tout, de ne pas y croire, surtout quand les pompiers ne sont d’aucun secours.
Sortir.
Espérer.
On s’accroche aux idées qui passent. La grande échelle. Le facteur. La tartine. Dieu. L’amour. Il se disait que c’était la même chose alors que l’on n’a jamais eu envie d’un petit câlin céleste. C’était pourtant divin, on s’en souvient, les câlins. L’amour. Quel est le rapport ?
Un lien de cause à effet ? Si seulement… Un principe de réalité.
Une illusion. Un leurre. Une vérité.
Aimer.
C’est trop compliqué.
On l’a déjà dit.
On oublie.
Sortir.
On n’y échappera pas. On doit se souvenir. Cela nous appartient ce d’autant que personne n’a conservé notre mémoire, à part nos livres. Épuisés. Ils sont tous épuisés, fourbus, déchus. On doit se débrouiller. On se la garde, notre trace sur la Terre. On se la chérit. C’est la nouvelle loi. La lettre, on ne la lira pas.
Sortir.
Sans s’échapper.
Aimer.
Agir.
On se souvient d’une amie qui nous encourageait. « Allez ! » « Bravo ! » Elle savait y faire.
Aimer.
Parfois, on préfère courir.
On ne s’est pourtant jamais défilée. On a toujours participé, en souvenir de ceux qui sont morts pour la France.
— Plaît-il ?
L’amour. On l’a toujours tenté. [37f] Et on le tente encore. Peut-être qu’il n’est pas trop tard. Peut-être parce que cette fois, on saura. Peut-être parce que… Pourquoi pas.
Sortir.
On y va.
On jette les pensées par delà la chair au fur et à mesure qu’elles jaillissent comme on jette les femmes et les enfants d’abord pour les sauver du naufrage. A-t-on pensé à sortir les canots ? On aimait prononcer « canote », en relevant le « t ». On rit, on rit à l’idée de ces corps qui flottent parce que l’on a négligé d’en assurer la survie. La chair qui se délite inspire au geyser mental. Elle l’autorise. Ça fermente et ça fuse. On laisse aller. On est tranquille. On imagine que ce sera facile.
On espère.
Laisser faire.
Laisser passer.
Pour une fois, ne pas retenir, croire que la liberté revient à ne plus rien contrôler.
Foutaise ! On oublie. On a échappé au pire.
L’’amour, ce n’était donc pas le pire ?
Sortir.
C’était le meilleur, chacun le dit. Personne ne sait. Et nous, on dit quoi ? On dit que l’on ne sait pas. On se souvient d’en avoir joui. On se souvient d’avoir été heureuse, d’avoir eu des moments où tout était bon, même les steaks hachés bœuf-soja trop cuits et trop salés de la cantine. C’est dire ! L’évocation nous donne faim. C’est impossible. On a faim pourtant ; on a soif. Le corps cultive toujours quelque existence. Il pue de plus en plus. On se bouche le nez. Il suinte. Un nouveau mot disparaît du dictionnaire. On ne veut pas savoir lequel. On se voile la face. Et on reste là, à attendre.
Sortir.
Quoi d’autre ?
Il doit bien avoir quelque chose d’autre, quelque chose d’heureux, de positif, de joyeux, d’essentiel ?
Dieu ? Non, ça suffit. Il est temps de lui régler son compte à celui-là sinon, il est foutu d’envoyer pourrir avec la chair ce qu’il nous reste d’envie. Dieu. On y vient. On y va. Il est solide. Il peut tout endurer. Ne nous en privons pas. [15f] [27d] On est parfois si fragile, même si l’on est bien au chaud du corps en pleine avarie, plus fragile que les os seront friables quand toute humidité les aura quittés.
Aimer.
Aimer qui ? Aimer Dieu ? Aimer quoi ? On préfère qui, sans que Dieu n’y soit.
C’est si compliqué.
On s’en moque. Dieu ou quelqu’un d’autre.
Aimer.
C’est tout ce qui nous reste. On a égaré la tarte aux fraises. On n’a pas lu la lettre. On doit retrouver la tartine. On la mangera pour le dîner. On avalera aussi le couteau suisse et le tire-bouchon. [42d] On ne veut plus risquer de meurtrir. On ne veut plus souffrir.
Aimer.
Sortir.
Une nouvelle partie de football s’impose. Un terrain. Des lignes. Quatre drapeaux. Deux cages. Un ballon. Un sifflet.
Aimer.
Trois arbitres. Il nous faut au moins ça. On court dans tous les sens. On découvre un jeu de boules. On récupère l’œil gauche qui émergeait déjà. Cela fera un joli cochonnet. On lance. Il bute sur un caveau. On s’excuse auprès de la dame. On récupère l’œil. On le remet en orbite. Il n’était pas temps qu’il tombe. [75f] [77f] [79d]
Et sortir ?
Il n’est pas temps non plus. On doit aimer d’abord. Et ensuite ?
Mystère. [163f] [174d] [166d] [262f]


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[262dDébut-2012:09:12

[162dDébut-2011:12:19

[161dDébut-2011:12:18

[73fFin-2011:05:23

[159fFin-2011:12:15

[36fFin-2011:03:02

[261fFin-2012:09:11

[15dDébut-2011:01:31

[39dDébut-2011:03:08

[78dDébut-2011:05:30

[77dDébut-2011:05:28

[76dDébut-2011:05:27

[41dDébut-2011:03:11

[40dDébut-2011:03:10

[38dDébut-2011:03:04

[74fFin-2011:05:24

[160fFin-2011:12:17

[161fFin-2011:12:18

[164dDébut-2011:12:23

[260fFin-2012:09:10

[162fFin-2011:12:19

[*Le Nouveau Petit Robert, 3.1.1 Cdrom, 2007.

[38fFin-2011:03:04

[37fFin-2011:03:03

[15fFin-2011:01:31

[27dDébut-2011:02:16

[42dDébut-2011:03:15

[75fFin-2011:05:26

[77fFin-2011:05:28

[79dDébut-2011:06:01

[163fFin-2011:12:22

[174dDébut-2012:01:05

[166dDébut-2011:12:25

[262fFin-2012:09:12





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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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