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Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V05-5 septembre 2012



Cy Jung Feuillet — V05-5 septembre 2012

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8.

On tue le temps.
On laisse tomber la Bible.
— Boum !
On a eu peur.
On la ramasse. Elle est solide. Elle a résisté au choc. On la repose sur la tartine, ouverte au hasard.

« Psaume 22 (30). Devant sa face, se couchent tous les moribonds : il ne les a pas laissé vivre. »

Qui croit au hasard ? On oublie. On ne veut plus avoir peur. Plus jamais, même pas du bruit sourd que fait une Bible qui se fracasse au sol. La peur opprime le désir et plombe l’espoir.
Sortir.
On doit y travailler, ne pas relâcher l’effort.
On évalue de nouveau ce dont on aurait besoin même si l’on n’a aucun moyen de le savoir. On récapitule : une Bible, un dictionnaire, un poisson qui pue, un couteau suisse, une tartine, un oreiller, une couette, un tire-bouchon et une tarte aux fraises.
On se souvient que l’on préférait les tartes aux pommes. On va devoir réviser la liste ou réformer nos faiblesses. La seconde option paraît plus difficile même si elle colle mieux aux circonstances. On doit peser le pour et le contre.
Plus tard.
On se repose.
Encore une question ?
On sourit. On se lave le nez avec de l’eau de mer sous pression. Ça coule de partout. Le corps suinte. Il n’en a pas fini de se liquéfier, on dirait. Il pète aussi. De plus en plus fort. Cela nous rappelle un homme en salle de réveil, la fois où l’on s’est fait opérer le cœur. L’homme semblait se dégonfler et pourtant, il était vivant. Est-ce le signe que la vie nous attend, dehors, au-delà, au dedans ? On l’ignore. On attend. On a de quoi voir venir et s’occuper longtemps. Très longtemps. Entre deux questions plus ou moins philosophiques, on a trouvé une lettre d’amour. C’est une lettre de rupture. L’amour est en rupture de ban. Si seulement !
Sortir.
On attend. [5f]
Écrire.
Lire.
On peut tout faire à présent.
On attrape le dictionnaire. On l’ouvre au hasard. Le nez coule à flots. Une goutte s’aplatit sur la page. La définition de « billot » s’efface. Un mot de moins. C’est triste, une telle perte. On épluche des pommes avec le tire-bouchon. On lit la lettre aux amours perdues. On pleure. On se ressaisit. On se gratte les pieds. [9f] N’est-ce pas étrange que l’on puisse encore éplucher des pommes, lire, pleurer, se ressaisir ou se gratter les pieds dans la position qui est à présent la nôtre ? Ça l’est. Mais c’est écrit : « On égraine des cordes à linge avec le dictionnaire. On pleure la couette aux merguez grillées. On lit. On se caresse. On se tartine les pinces. » Cela suffit à établir la réalité même si les mots, toujours, ne disent pas forcément ce qui se passe, ce qui est, ce que l’on ressent ; surtout ce que l’on ressent. [14f]
C’était déjà le cas, avant. Les mots ne disaient rien, ou en disaient trop, pas assez, pas ce que l’on voulait, jamais vraiment. Il y avait toujours un défaut, une sorte d’écart, une feinte. On s’emmêlait les termes. On bricolait des phrases. On s’y perdait. On se taisait. Et l’amour reculait.
Alors, quand on dit aujourd’hui que l’on se gratte la Bible ou que l’on déplume des fraises avec des écailles du poisson déglacées d’un jus de citron, c’est vrai, et on ne doit pas le discuter. Ici, ce qui est vrai est ce que l’on éprouve et ce qui est écrit, car voir n’est pas voir, entendre n’est pas entendre, lire n’est pas lire, penser n’est pas penser, etc. C’est complexe, en effet, mais on se comprend. C’est l’essentiel. On est seule, à présent. On n’a pas de comptes à rendre, ni sur les mots, ni sur leur sens, ni sur ce qui serait vrai, faux, sur ce qui serait.
Sortir.
Rencontrera-t-on du monde et devra-t-on à nouveau engager la conversation, tergiverser, débattre ? Quel monde ? On n’a plus rien à dire, à personne. On est seule, face à…
Éprouver.
On est seule.
Parler. [63f]
Dire.
Bien sûr, il y a Dieu, le fameux. Où est-il ?
On racontait, dans certains cercles, qu’on ne le rencontrerait pas forcément, ou qu’il faudrait marcher puis négocier avec le portier, le mériter, souffrir, beaucoup, pendant le temps que durait la vie et que, si ce n’était pas le cas, il nous faudrait expier. Faire pénitence, du plaisir. Quelle absurdité ! On disait tant d’inepties, avant. Et maintenant ? On dit vrai. On n’a pas le choix ; on doit faire confiance aux mots quelles que soient leurs failles. On n’a plus qu’eux. Les mots, moins « billot », que l’on vient de perdre. Et Dieu.
Lequel ?
Aurait-on perdu « Dieu » ?
Non, juste « billot ». « Dieu » n’est pas à la même page. Il est par contre assez proche du « diable » et de ses fournaises qui embrasent la littérature depuis que littérature il y a. On ignore à quand cela remonte. On sait si peu chose, même pas si le diable est l’ami de la rose.
Dieu non plus.
Mitterrand, oui, lui, l’était. On sort du sujet.
On y revient.
On éternue.
On se mouche.
Il faut bien que cela surgisse de quelque part, que cela sorte. Cela. On. Les pronoms sont interchangeables. Seule la vérité compte, celle qui s’écoule avec les tempéraments. Les mots transpirent. Ils suintent, comme le corps. Ils pètent. Parfois, ils puent. Peu nous chaut ! On a de quoi s’occuper longtemps. Très longtemps. On l’a dit il y a un instant. On se moque de se répéter. La folie n’est pas là. Elle serait de se murer dans le silence et de se laisser enfouir dans les terres éternelles.
Sortir.
Lire une lettre d’amour.
On éternue. C’est moins compromettant. Et l’on se gratte les pieds.
On ne lit plus. On écoute.
On se fige.
On s’étire.
On se ferait volontiers un café. On cherche une épicerie. Mais qu’est-ce ce café vient faire au milieu de ce fatras de chair et de pensées en décomposition ? On baisse le rideau. On reprend la lettre qui attend sa réponse. On s’installe. On relit. On écoute encore. On se concentre. On a vraiment envie d’un café. On retourne à l’épicerie. Elle est fermée. On devra faire sans. D’aucuns devaient bien le savoir que l’on trouverait porte close ! Ils auraient pu le dire plutôt que de se taire, ceux qui savent. Les fous. Les poètes. L’idée est simpliste. On sait. On aime se l’entendre dire. « L’amour, l’amour, l’amour ». C’est une rengaine qui construit la chanson. On la veut douce. Elle enivre. « Je veux trouver… » La sortie.
L’amour. Un café. Une épicerie.
On tue le temps.
— Pan !
On préfère « Boum ! »
On attend la réponse. On ne sait pas si l’on en aura une un jour, quand. Alors, on lit encore. La lettre n’est pas aimable. On n’est pas aimable. On se plaît, on s’est plu, on s’est dit oui et voilà. L’amour s’arrête avant que la mort ne survienne, un jour, comme ça. Était-ce le bon moment ? La question est idiote. C’est le moment. C’est tout. Et la réponse qui ne vient pas. On attend encore. On n’a que ça à faire, attendre, lire, se gratter les pieds, observer les mots s’effacer du dictionnaire, éplucher des pommes, vider le poisson, laver le couteau suisse…
Éprouver.
Sortir.
Le corps est toujours chaud. Les fractions de seconde sont figées dans le sang, les humeurs ont pris la place du temps. Ça fouette.
On fouille. On trouve un téléphone portable au fond d’une poche avec trois cure-dents et un bonbon. Est-ce que la carte Sim est valide ? Et le réseau ? Y a-t-il du réseau ? Voilà qui nous occuperait, envoyer des textos. Toujours au chaud du corps qui pue, un instant on se croirait dans le métro, voleur à la tire en moins. Ne jurons de rien ; le corps est plein de surprises, bonnes ou mauvaises. Un texto.
On cherche quoi écrire à qui.
On s’étonne. On sent comme l’objet entre nos mains. Il n’y a pas d’objet, pas de mains. Sont-elles déjà décomposées ? Ce n’est pas ça ; tout le monde l’aura compris.
Comprendre.
C’est le nerf de la guerre. De la vie. La vie n’est pas la guerre. Ah bon ? [6f] Qu’est-ce que c’est, alors ?
Qu’est-ce c’est d’autre ? [18d]
Sortir.
La réponse y sera-t-elle ?
Où ?
Il va nous falloir comprendre cet outre-monde, comprendre pourquoi l’on se gratte les pieds, pourquoi l’on se mouche, pourquoi l’on envoie des textos qui n’ont ni objet, ni destinataire. Pourquoi on lit. Pourquoi l’on savoure une gorgée de café adossée au rideau de l’épicerie en épluchant des pommes pour confectionner une tarte aux fraises, le pied posé sur une Bible, la tête tranchée par un dictionnaire devenu muet à force que le nez y déverse ses humeurs. Et qu’en est-il du tire-bouchon, du poisson qui pue et de l’oreiller ?
Pourquoi l’on crie.
Pourquoi l’on pleure.
Pourquoi ça fait si mal, parfois.
Et pourquoi l’on rit, aussi. On rit, en dépit de tout. On rit.
Sortir.
Qu’est-ce que l’on attend ? La réponse, on l’a dit.
Et après ?
Sortir.
On y est. On y va. Entre deux, on tue. On éternue. Le temps. L’amour. La vie, elle, déjà n’est plus. C’est vraiment compliqué cette histoire, surtout si l’on rajoute le couteau suisse, la tartine et la couette. Quel équipage ! Le cœur est muet. On s’en va. On n’en peut plus. [21d] On doit trouver, vite. On ne va tenir longtemps à ne rien y comprendre. On doit trouver. Il y va de…
 [68d] C’était quoi, le bon verbe ?
— Éprouver. [7f]
Merci. Ça nous intéresse. [19d]
Y croire.
Y aller.
Et ne pas éternuer pour que le verbe reste dans le dictionnaire. [69d] [151d] [256f]

9.

Un point sensible apparaît au coin de mon œil droit. Une larme va jaillir. Je gaine. J’emplis mes poumons d’une large goulée d’air frais. Je pince les lèvres. Je serre les dents. Mes paupières drainent l’humidité qui cherche à se faire goutte. Je relève la tête. Je bande les épaules. La larme s’éloigne. Le point passe au centre du front. Je veux l’expulser d’un revers de main, d’une giclée de sueur, d’un effet de souffle, que la souffrance jaillisse ailleurs le corps que dans des sanglots.
Plus jamais, je ne veux pleurer. Pas aujourd’hui, en tout cas. Je veux être libre, légère et que ma chair m’enveloppe de sa douceur. Le mot suffit à appeler une nouvelle larme tant le corps est en manque d’attention. Cela se passe toujours à droite. L’œil gauche reste sec. Je respire, aussi dense que je le peux. Je caresse ma joue. Je sens mon odeur dans le creux de ma paume. J’inspire, fort, fort. L’effluence chasse le mal. Le point se dissipe. Il s’évapore, sans que je ne sache le chemin qu’il a suivi. Je souris. Il était temps. J’ai bien cru que cela allait arriver. Plus jamais je ne veux pleurer. Plus jamais, souffrir, sauf si cela ne fait pas mal. Sauf si.

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10.

Partir.
Non.
Sortir. [67f]
Partir, c’est quitter. Sortir, c’est y aller.
Et aimer, qu’est-ce que c’est ?
On va trouver.

« JF, 47 ans — on était encore jeune à cet âge — cherche âme éclairée pour l’aider à aimer. »

Cela n’a pas de sens. Personne n’aide à l’amour et, à l’exercice, on n’a jamais été trop aidée. On rit. On se trouve bête. L’annonce est sans objet. On doit y renoncer.
Oublier.
Aimer.
On passe à autre chose.
On reprend la liste. On l’égraine. Le corps s’écoule et les mots changent d’objet. On ne saisit pas tout. Mais est-ce si important de comprendre ce qui est au-delà du terme utilisé, l’amour, la liste qui s’efface du dictionnaire, les tartes aux pommes à base de fraises, les poissons en couette que l’on tranche avec un tire-bouchon, les bibles qui puent du couteau suisse sous l’oreiller, les petites annonces qui n’ont pas d’objet, pas de sens, aucune portée, les lettres d’amour, celles que l’on n’a pas reçues, celles que l’on n’a pas lues, celles qui arrivent trop tard, celles que l’on n’a pas postées, celles que l’on n’a pas encore écrites, celles que l’on n’écrira jamais, toutes les autres ? Et le soleil qui demande à Dieu pourquoi le sang se fige quand le cœur cesse de battre ?
Sortir.
Attendre.
Cela suffit, maintenant. On doit agir : on n’est pas là pour se reposer ; c’est le corps, qui s’y colle.
Bouger.
Déplacer la pensée.
Oublier ce que l’on sait.
Renoncer.
Sortir.
Est-ce la même chose, un lien de cause à effet ou juste une figure ? C’est une piste. Il nous faudrait un chien, pour la suivre. On n’en a pas. C’est dommage. C’était peut-être une bonne piste. Si c’est le cas, on ne peut pas la perdre, avec ou sans chien. De toute façon, on n’aime pas les chiens. On n’aime pas. On n’aime plus. On se gratte les pieds. Cela nous détend. Cela nous apaise. Dans la liste, on a oublié la corde à linge. Et la pince, pour que le nez cesse de couler. L’estomac vient d’imploser. Il a dû se fendiller d’abord ; on n’a rien entendu, pas même un bruit sourd. On se bouche le nez avec le tire-bouchon. Une bouillie proche de l’idée que l’on se fait de l’immonde se repend.
— Il y aura pire !
Qui parle ?
On reprend la lettre que l’on n’a pas encore écrite. On la déchire. On glisse les morceaux entre les pages du dictionnaire pour l’alimenter. C’est vorace, un dictionnaire. Une Bible, ça l’est moins. Le texte est définitif, mort, en quelque sorte, comme ce corps que l’on habite et qui se délite. On s’assoit. On a de nouveau besoin de se reposer, la tête sur l’oreiller, le cœur au chaud de la couette et les mains qui caressent la tartine. On a envie de dormir. On ferme les yeux. Un éclair apparaît. On les rouvre aussitôt. On fatigue à force de serrer les dents sur le poisson qui pue.
Et ce n’est rien. Cela vient d’être dit. Le plus difficile est à venir.
On en ignore la raison.
On ne sait toujours pas grand-chose de ce qui est, de ce qui sera.
Sortir.
On ne sait pas.
On imagine que l’on devra en passer par un bilan, accepter, renoncer, pardonner, faire d’autres listes peut-être. Cela nous rappelle le jour où l’on a décidé de changer d’orientation professionnelle. On vendait des poules vivantes sur les marchés et, sans prévenir, cela nous a dégoûtée, un peu comme l’odeur de l’estomac nous dégoûte à présent, même le nez bouché avec le tire-bouchon et l’œsophage serré par la corde à linge.
Alors on est allée au Pôle emploi, sans C.-V.. Au vu de notre expérience dans la volaille, on nous a proposé un travail dans un abattoir spécialisé dans le poulet industriel. Comment imaginer tuer ces pauvres bêtes, à la chaîne, partout du sang, partout des plumes ? Et pourquoi pas du goudron ? On n’était pas au bord de la mer ; on ne savait pas comment provoquer une marée noire et mazouter les poulets pour les endormir avant de leur trancher la tête d’un coup de dictionnaire, ne plus les entendre piauler.
On a renoncé, très vite, et l’on a choisi d’être boulangère : pain blanc : jolies miches. On a toujours aimé les poules à jolies miches.
On est vulgaire. Tant pis. Cela nous arrive. C’est une manière comme une autre de se détourner des émotions. C’est facile. On sait. On biaise. On fait parfois juste ce que l’on peut, même coincée dans ce corps dont il nous faut s’extraire avant que les portes du paradis ne soient définitivement fermées. Foutaise ! Le paradis est un conte pour enfants, comme l’enfer. Les poules y cuisent en rôtissoire. Leur jus dégouline sur des patates. Les lettres d’amour aboient. Et les fraises poussent en ligne sur les lames aiguisées de tire-bouchons importés de Suisse par couette express.
Sortir.
Il nous faudrait des clés. Elles sont posées sur l’étagère, dans l’entrée.
Il nous faudrait une canne à pêche, ou un aimant avec une ficelle, une épuisette, un parapluie, une canne anglaise, un harpon, une main, une tapette, une idée, pour les attraper.
Il nous faudrait une nouvelle liste. On aimerait qu’elle contienne une lettre d’amour. Un facteur serait nécessaire. Un timbre. Une adresse.
Il nous faudrait.
Un chien aboie. On se terre. [71d] [257f]


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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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