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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

1er septembre 2012



[Petit déroulé : 32:54 ; 4,2 km. Caractères ouvrés : 7028]

Je décide de reprendre mes Feuillets avec deux jours d’avance, un peu avant la rentrée, donc. Mon dernier Tableau de bord date du 29 mai 2012 ; jolie date ! Et mon dernier Feuillet du 21 avril 2012. Quatre mois déjà, quatre mois où j’ai finalisé mon manuscrit Je ne saurai jamais si elle était jolie et décroché de l’écriture intensive quelques semaines par-ci par-là. Je n’enverrai d’ailleurs pas ce texte à la bourse Sarane Alexandrian de la création d’avant-garde de la SGDL comme j’en avais l’idée. À la relecture, il ne s’y prête pas.
Mes Feuillets, donc. Quelle procédure pour m’y remettre ? Quels objectifs ?
Je commence par donner un coup de propre à mon bureau, remiser les documents inutiles, mettre en évidence la dernière version papier de ces Feuillets. Voilà qui est fait. Et maintenant ? J’avais noté que je relirais cette V-05 sur papier… Ce sera plutôt pour une V-06. Je n’ai pas envie d’un stylo ce matin et j’ai besoin de m’imprégner de ce texte dont je n’ai que peu travaillé la fin.
Je vais donc reprendre ma lecture au début, ignorant totalement si ce passage va être rapide ou non… Mon fichier V-05 était déjà prêt et pour l’instant, je n’ai pas besoin de toucher un plan ; l’usage dira s’il se modifie. Je prépare juste mon logo et hop ! C’est étrange cette sensation de plonger dans l’inconnu alors que je vais lire un texte que j’ai écrit ! Ma mémoire serait-elle à ce point faillible ? Ce n’est sans doute pas une question de mémoire ; plus une histoire d’écriture. Allez ! Je pose ma balise (je peine encore à retrouver mes automatismes). Café. Hajime !

Je regarde mon écran, sans arriver à lire. Je tente de m’accrocher à la musique. Je navigue entre mon traitement de texte, mon navigateur, mes mails, ma page Facebook… Je reviens toujours à ces premiers mots que je n’arrive toujours pas à lire. Je ne sais pas ce qui me paralyse. La peur ? Peur de quoi ? De me prendre mon inconscient à la figure, forcément. Je fais diversion ; j’ai une vaisselle qui trempe dans la bassine…
Je reviens avec un autre café. J’ai envie d’un baiser mais je ne vois personne alentour susceptible de me le donner. Étrange, cette envie de chair alors qu’il s’agit d’écrire. Sublimer. C’était donc ça ! Allez ! C’en est fini de jouer. Je ne quitterai de toute façon pas cet écran avant d’avoir réussi à travailler au moins trois heures ou au moins cinq pages. Je tergiverse encore. Cela risque d’être plutôt trois heures, ce d’autant que je turbine à ce que je ferai une fois ces Feuillets aboutis… J’ai toujours eu besoin d’un projet d’avance pour arriver à travailler sur quelque chose. À force de tourner en rond, je tiens une idée. Je n’ai plus qu’à la lâcher et lire ces pauvres lignes qui m’attendent. Lâcher l’affaire ; préliminaire à l’écriture ? « Allez ! Il faut sortir de là. »
Je me laisse porter par The Faith, déjà dans La musique qui m’accompagne. J’aime toujours autant le (1) auquel je ne touche pas. Et pour la énième fois, je modifie la deuxième phrase du (2), sans doute celle qui a le plus évolué depuis le premier jet. Je rajoute un verbe à l’infinitif en forme de phrase, un verbe pronominal. Je crois que j’avais pris soin de ne pas en mettre, des pronominaux. Sans raison majeure. Je continue ma lecture jusqu’au début du (4) en modifiant quelques pronoms au passage ; pas grand-chose ; pas très loin vu le temps écoulé. Ce n’est pas grave. Le contact est repris. Le rythme viendra avec la reprise de mes repères.

Lire le Feuillet du jour.


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