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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

30 janvier 2011



[Course : 6,6 km ; 47:59]

L’écriture, au moins la mienne, obéit à un rythme ; rythme des phrases ; rythme du temps d’écriture. J’ai ainsi besoin d’organiser mon temps de travail, les séances journalières avec un certain rythme (suite de séquences), et une certaine régularité dans la succession des jours.
Cela m’est nécessaire pour ne pas perdre mon texte de vue (étrange expression pour une bigleuse) et je réserve à ces Feuillets mes matinées autant que je le peux, calant des pauses pour alimenter les blogs ou mon site. Je dois souvent m’adapter, modifier le rythme (rite) journalier pour pallier le manque de temps, un rendez-vous trop tôt dans la journée, une séance de sport décalée, … Et comme je suis un peu en « flux tendu », il ne faut pas grand-chose pour enrayer la belle machine et casser le rythme des journées programmées : un retard accumulé dans la tenue de blogs, les mises à jour de mon site ou la revue de presse de Media-G, un travail imprévu, une succession de petits aléas qui bouffent une matinée, un coup de moins-bien, une urgence militante, affective … Et hop ! Je suis perdue. Je dois laisser mon texte en plan, au risque de le perdre… au plaisir de le retrouver.
Justement. Je ne sais pas encore si je vais pouvoir retrouver mes Feuillets dans les jours à venir : un travail imprévu perturbe mon planning ; je fais le maximum pour y échapper mais il n’est pas dit que j’y arrive. Et j’enrage. Je pare au plus pressé. Demain, si la confirmation n’est pas encore venue, j’essaierai de m’adapter à l’attente d’une décision qui ne m’appartient pas et tenterai de revenir à mon texte hors rythme préétabli. Je ne sais pas ce que je serai capable d’inventer, si je serai capable. Je n’aime pas ces situations-là ; on l’aura compris. J’ai parfois l’impression d’être en adaptation permanente et de ne jamais pouvoir me poser vraiment sur le rythme de ma propre vague. « Adaptation » ; le mot est tellement lié au handicap ! Les mots viennent rarement par hasard, pas les miens, en tout cas.
Je passe. À demain, ou à très bientôt. Je vous tiens au courant.

Relire le dernier Feuillet (27 janvier 2011).


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