[

Les Feuillets de Cy Jung

]
Tableau de bord

27 mars 2012



[Judo (en soirée) : 55:00]

J’avais noté plusieurs choses à faire ces derniers jours, de ces « choses » qui entourent l’écriture. Je m’en occupe donc avant de reprendre le (72), si j’en ai le temps.

Je commence par mettre en ligne un nouveau Document visuel, un tableau de Marc Champieux (« Sans titre », 1978®) qui se situait sous l’escalier dans la maison que j’ai habitée à mon adolescence. Maman disait « Le Petit Champieu » ; ce n’était pas son titre mais je le connais ainsi. Elle l’avait acheté, comme elle l’a souvent fait pour des tableaux et sculptures d’artistes plus désargentés encore que nous ne l’étions, forgeant ainsi ma conviction que si l’on veut que les artistes vivent, il faut payer leur travail. Le mien aussi, d’ailleurs. Ne vous en privez pas !

J’avais noté également de regarder où j’en étais de la sauvegarde papier de mon texte (je songe de plus en plus à une V-05 travaillée sur papier) et de mon plan. Mon dernier long Feuillet m’avait amenée au (62) mais, en fin de compte, j’ai déjà bien retravaillé la suite. J’imprime donc toute la fin de mon texte qui a atteint les cent cinquante pages.

Dans la foulée, j’imprime le plan et son complément pour y travailler.
C’est assez fastidieux de lire un plan… Les miens sont assez détaillés car c’est le seul moyen que je connaisse de maîtriser à peu près l’avancée d’un texte (ma mémoire est si fugace), même si le plan est créé au fur et à mesure (ce n’est pas le cas pour mes roses, par exemple). Je commence par lire son Complément et élimine les idées que je sais avoir utilisées ou qui ne font plus sens. Le document raccourcit. C’est bon signe ; cela veut dire que mon propos avance. Je l’imprime de nouveau et le confronte au plan que je lis, dans l’ordre.
Je ne sais pas encore quelle sera la longueur de ce texte. À ce stade, je dirais entre deux cents et deux cent cinquante pages. Et, aujourd’hui toujours, il me semble que « sortir » se fera avec « la bonne histoire », « aimer » ; c’est en tout cas la voie que je vais prendre et travaille le plan en ce sens. J’en profite pour le passer au correcteur et uniformiser la typo : un peu de travail sur la forme profite toujours au fond.
Une fois relu plusieurs fois, amendé, corrigé, j’essaie de développer la suite en l’état de ma réflexion. « Arriver au bout » est toujours difficile car cela signifie trouver autre chose à écrire… tant pis. Je passe outre mes angoisses d’auteure ; je suis cap ! Le complément au plan se vide. Le plan augmente. J’y mets tout ce que je peux, en sachant bien sûr que cela bougera encore au fil de l’écriture. Mes idées en vrac rentrent bien dans les cases. Il me manque encore quelques petites choses. Cela va venir.
Le temps est écoulé. J’imprime mes dernières versions du plan et de son complément. Je reprendrai donc au (72) demain.

Lire les Feuillets précédents.


Tableau de bord précédent / Tableau de bord suivant
Retour à tous les Tableaux de bord