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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

9 mars 2012



[Petit déroulé : 3 km ; 25:05. Caractères ouvrés : 5348]

Hier soir, j’ai ouvert le champ de ma pratique des arts martiaux. Et j’ai accepté de faire les ateliers avec « arme » ; les guillemets sont presque superflus tant les couteaux en bois, sabres en bambou ou en mousse me sont parus d’une criante vérité. C’était compliqué, vraiment, et « porter des coups » m’est toujours si difficile, moins que d’égorger, par exemple.
Le rapport avec ces Feuillets ? Outre que tout ce que je vis nourrit mon écriture, je cherche le sens de ce « coup porté » qui me panique (pas de guillemets). Je pressens que le texte me donnera un jour la réponse, en ce qu’il sait faire résonner les mots au-delà de toute intention. Ce texte-là où un autre. Dans Je ne saurai jamais si elle était jolie (troisième volet de la trilogie entamée avec Mathilde je l’ai rencontrée dans un train et poursuivie par Un roman d’amour, enfin), je tue un nombre incalculable de fois Mathilde. J’avais pensé me pencher sur ce manuscrit cet été. Voilà une raison supplémentaire de le faire.
Et je pose ce matin ma balise pleine de lames au niveau du (70). Café. Égorger. Le texte, bien sûr ! Je n’ai personne d’autre sous la main…

Je tricote d’emblée et m’interroge sur la différence de sens entre « mourir » et « décéder ». Il semble que « décéder » soit plus restrictif (« mourir de façon naturelle » dit Antidote ce que le Grand Robert confirme sur le substantif « décès »). Je ne creuse pas plus. Je reprends du début. Je veux avancer. Et je vais devoir m’arrêter tôt.
Je lis en boucle, avec force relectures. Je corrige. Je tricote. J’amende. J’y reviens. Je repars. Je reviens. Je passe au (71), augmente, file un peu sur le (72). Je mets à jour la pagination du plan. Je reprends.
Et je rame… À trop égorger, mal écrit. Un truc comme ça. Je m’arrête là.

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