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Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V04-8 janvier 2012



Cy Jung Feuillets — V-04 8 janvier 2012

 [176d]

Une grimace me fend. Je tousse. Je bois. Ma gorge me chatouille. Je serre le poing. Quelques cellules adipeuses grouillent de nouveau dans les bourrelets. Je gaine. Elles s’évanouissent. Je serre un peu plus les fesses. Je grandis. Je mouline encore. Mes avant-bras reprennent leur position perpendiculaire à l’écran. Mes doigts sur le clavier se hâtent. Mes paumes réclament une caresse. Ma chair déguste enfin la ration d’endorphine. Mes épaules, mes reins, mes cuisses, mes mollets sont calmes. Seuls mes abdominaux gémissent encore. Ils peuvent toujours se plaindre. [34d] Il n’est pas question que j’abandonne. [85d] [84d] [42d] [81f]

32.

On a perdu une chaussette. On l’a enlevée pour se gratter les pieds et jetée quelque part. Où ? On doit trouver.
Ravoir.
On fouille le corps. Cela ne règle rien. On a froid aux orteils. On a froid aux chevilles, aux jambes, au pubis, aux reins, au ventre, aux coudes, aux omoplates, aux seins, au col, à la tête. On a froid partout. Le corps caille, à l’identique du lait mais en plus glacé, en moins granuleux. Rien ne circule. La chair dégage des fumerolles. Ça pue. Les humeurs sont solides. Ça crépite. On sursaute à chaque fois, comme on sursautait quand le béton craquait la nuit entre deux rêves. On avait peur que le plafond ne nous tombe sur la tête. D’autres, c’était le Ciel.
— Boum ! [174f]
Non, ce n’est pas ce bruit-là.
On ne sait pas dire le bruit sec de ce qui craque. On l’entend par contre, le son de la biscotte qui éclate sous la pression du beurre trop dur. Et on l’éprouve, celui des nerfs dont l’unité se rompt. On les perdait, parfois, comme la chaussette, et l’entendement. On était désemparée face à notre impuissance à dire ce qui nous désarmait. On se mettait en colère. On criait. On pleurait. On n’aimait pas ça. C’était stérile, délétère. On aimait garder le contrôle, ne pas être sous l’emprise de notre dénuement.
Contenir.
Pardonner.
— Hi hi !
Judas !
On cherche l’intrus. On aperçoit la chaussette qui joue du talon avec l’oreiller. On les secoue. L’oreiller lâche prise. Il vole jusqu’à la Bible. Il s’écrase. La Bible manque d’air. C’est bien. La chaussette pendouille toujours au bout des doigts. On la fait tourner comme une hélice. Ça lui apprendra à nous mettre en boule. Elle doit comprendre, elle aussi, qu’il faut se contrôler, maîtriser ses émotions, ne pas céder à la première corde à linge venue.
Mais c’était un oreiller !
C’est la même chose.
Renoncer.
Sourire.
On arrête la manivelle. On enfile la chaussette. [173f] On fait quelques exercices. On n’a guère plus chaud aux pieds. On reprend le dictionnaire. On l’ouvre à la lettre « P ». On vérifie d’un revers de main que le nez ne coule pas. Il est sec. On y va. On tourne les pages.

« P-a-r-d-o… »

Une canalisation pète à l’étage supérieur. Une chute d’eau submerge les mots. On jette le dictionnaire loin du larmoiement. C’est trop tard.
Pardonner.
Le verbe est effacé. On ne saura jamais.
Aimer.
Le flot semble tari. On rattrape le dictionnaire. On revient à la lettre « A ».

« A-i… »

Une nouvelle goutte tombe. « Aînesse » en fait les frais ; c’est bien fait pour Judas ! On rit. On ferme le dictionnaire. On le protège dans un sac étanche. Il nous faudrait des pincettes pour tourner les pages de loin et limiter ainsi le risque d’effacement prématuré de ce qui nous donne encore espoir.
Prévenir.
Y croire.
Belle équation.
Des pincettes. On ignore jusqu’à la forme que cela a. On rit encore. Quelle belle journée ! On grignote le couteau suisse. On déploie le poisson qui pue. On se gratte le nez. On éternue, à trois reprises. Le facteur délivre la lettre d’amour. On la place sans l’ouvrir dans le tiroir secret. On songe à une nuit d’été, ou d’hiver. Une belle nuit. On en a eu. Les larmes refluent.
Sortir.
On n’a pas besoin du dictionnaire.
Pardonner.
Le mot est effacé.
On pourrait lire la Bible ; on sait qu’elle en dit quelque chose. C’est un gros morceau que pas même un déluge ne peut diluer. On renonce. On pourrait en trouver un résumé. On a envie d’un bonbon à la menthe. Le paquet est vide et l’épicerie est fermée. On ne râle pas. C’est inutile. On ne veut plus rien qui serait sans intérêt. Alors on se gratte les pieds à travers la chaussette et on imagine que l’on est capable d’avancer.
Aimer.
C’est trop compliqué.
Jouer.
La poupée s’est envolée.
On est dans une impasse.
On caresse la chaussette. Elle ronronne. On lui donne des croquettes. Elle soulève la queue et griffe la couette. Des plumes s’échappent. Il neige. On fait une boule avec la liste. On la brûle. On tousse. On chasse la fumée d’un coup de balai suisse. Les pompiers sortent la grande échelle. On grimpe. La poupée est assise à côté de la petite armoire tendue de jaune et d’orangé. Elle est nue. Elle sourit. On la prend contre soi. On la serre très fort. L’émotion afflue. On lui passe une robe. On la berce. On lui raconte qu’une amie disait que l’on ne pouvait pas mourir tant que l’on n’avait pas pardonné. Elle savait de quoi elle parlait.
Elle est morte.
La poupée ? Non, l’amie.
Et la poupée ?
Elle n’a jamais existé. En fait si, mais pas comme l’amie. On y revient. On l’a aimée. Et elle ? On ne saura jamais.
Pardonner.
Quoi ? À qui ?
À elle d’abord. À lui. Tout. À soi.
Et sortir. [88d]
On ignore toujours comment et qui dira que notre compte en bon. On est tellement loin de tout calcul.
Périr.
Qu’est-ce que c’est ? Le corps, à l’évidence, n’y suffit pas. Ça, on l’a compris. Et maintenant, on fait quoi ? [42f] [52d] [82f] [83f]
Sortir.
On ne sait pas. [87d] [86d]

33.

Un étrange silence règne. Plus rien ne pète, plus rien n’explose. On se concentre. On écoute. On entend quelques écoulements et autres goutte-à-goutte, quelques chuintements, de légers sifflements, de rares crépitations.
— Tu oublies ton propre murmure.
Une clochette tinte.
Une clochette ? En serions-nous déjà à l’enterrement ? À la mise en bière ?
On s’inquiète. On ne voudrait pas que le temps passe trop vite. On a tellement à faire encore. Le son des mots donne le sens.
Entendre.
Et comprendre que ce que l’on dit va au-delà de ce que l’on énonce. Percer le silence, aussi.
Écouter.
Sortir.
On doit s’y préparer avant que tout ne se délite. Cela laisse encore une marge. Quelle serait sa largeur ? Ce n’est pas si important de le savoir. L’essentiel est de faire ce que l’on a à faire en priant que nos instructions soient respectées et que le corps ne soit pas incinéré. Sans cela, il nous faudra trouver en catastrophe un refuge, sortir sans vraiment y aller. [25f]
On panique.
On ne veut pas brûler !
On veut que l’on nous laisse là dans cette chair qui nous est familière, là où l’on a vécu même si la cohabitation n’a pas toujours facile.
Ça pue. On s’accroche à l’odeur. C’est plus sûr que toutes les cordes à linge. On cherche le tire-bouchon. Il est toujours planté dans la tarte aux fraises. Il y est bien. Il le dit. On n’a pas de raison de ne pas le croire ; c’est assez fiable en général, un tire-bouchon ; plus en tout cas que chacune des bouteilles qu’il a pu ouvrir tout au long de sa carrière. Et ça dure longtemps, une carrière de déboucheur ? Il répond qu’en général oui même si le risque est permanent d’être perdu, égaré, jeté par inadvertance à la poubelle, oublié sur une table de pique-nique ou abandonné vissé dans un bouchon.
Veut-il qu’on le sorte de la tarte aux fraises ? Non. Surtout pas ! Pour une fois qu’il est bien, là. C’est tendre. Et ça sent bon. Cela le change de l’odeur de vinasse. On compatit. On ne le retire donc pas. On sait aussi ce que c’est que d’être perdue, égarée, jetée par inadvertance à la poubelle, oubliée sur une table de pique-nique ou abandonnée vissée dans un bouchon. On préfère aussi la tarte aux fraises. C’est tendre et ça sent bon. On ferme les yeux. On se souvient, la main au creux du nez, un doux parfum dans la paume. On ne préférerait pas.
Oublier.
Pardonner.
Les deux ne vont pas ensemble.
On retire la main. On se caresse le dessus des cuisses. On croise un poil pubien. On s’en détourne. On se masse les trapèzes. On est tendue. On a peur, encore, de l’ignition. On refuse de finir en cendres. Plutôt pourrir avec le corps si jamais on ne pouvait en sortir. De cette manière, on ne souffrirait pas. C’est l’idée que l’on en a. On n’en sait pas plus. On n’a pas envie d’en savoir plus ; on craint que cela n’attise la peur.
On tend à nouveau l’oreille. Un chant nous parvient. [51d]

« Où est ta vie, quelle est ta voie ? Source de vie, source de joie. Dieu présent par ton amour.
« Où est ta vie, quelle est ta voie ? Source de vie, source de joie. Dieu t’aimera toujours ! » [175f]

Chanter.
Croire.
On n’y est pas.
On se laisse bercer par la musique. Ce cantique ne va pas avec l’idée que l’on a d’un enterrement. On a dû se tromper de messe. On aurait plutôt vu un… Un quoi ? On n’a jamais été très douée en matière de liturgie. On se tourne vers la Bible. Elle prend une mine désolée. Ce n’est pas elle qui régit le culte.
Qui alors ?
Les pasteurs. Les curés. Les prophètes. Tous ces gens-là. On n’en était pas.
Prier.
On ne savait pas plus. Cela nous paraissait même absurde. Dieu avait tant d’autres choses à faire que d’entendre notre plainte. On relevait la tête. On était fière. On n’ignorait pas Dieu ; juste, on ne le sollicitait pas. On le gardait pour les grandes occasions, les enterrements, en exclusivité. Les mariages et les baptêmes, on n’y allait pas, par contestation de l’ordre clérical. Et Dieu semblait convenir tellement mieux à la mort !
Rendre grâce.
A-t-on jamais véritablement essayé ?
Aimer.
Mourir.
On y est. Dieu, lui, n’y est toujours pas.
Doit-on de nouveau tenter une prière, adjurer, l’implorer ? On ne veut rien devoir à personne. Ceci explique peut-être cela.
On caresse la Bible. On se concentre sur quelque chose d’impérieux. On se remémore un chœur d’église.

« Alléluias ! »

Gloire à Dieu ! Et puis quoi encore ? Dieu. Où est-il ? Dans nos cœurs a-t-on écrit un jour. Et quand le cœur ne bat plus et que la chair pue, il est où, Dieu ? Il se bouche le nez avec le couteau suisse et tourne le dos à la tarte aux fraises ? Dieu. Où est-il quand la chair se délite et que l’on a besoin de lui, pour de vrai ?
— Dans tes fesses !
Ça suffit, Judas ! Ce n’est pas le moment de plaisanter. C’est important. On cherche la voie. Tu comprends, Judas ? Ne nous dérange pas.
— Ce n’est pas lui qui parle, c’est Moi.
Encore cette clochette !
On se gratte les pieds. On cherche le tiroir secret. Il est coincé et le poisson qui pue est occupé à autopsier le cœur afin de voir si Dieu ne s’y planquerait pas. On lève le nez en l’air. La musique s’est arrêtée. Peut-être était-ce une réplétion ? On savoure le silence. Il est léger. S’il n’y avait pas l’odeur, on pourrait se croire comme dans un rêve sans matière. Une apesanteur. C’est assez doux. C’est tendre, plus encore que la tartine. Cela fait du bien cette sorte d’enveloppe où ce qui se tait est ce qui faisait mal autrefois. La souffrance disparaît. La blessure s’évapore. Une côte lâche. [89d]
Vlan ! [85f]
Pourquoi fallait-il que l’on nous mette une claque quand on croyait être arrivée à destination ? Parce que tout est dans le voyage, aurait répondu un sage. Les sages n’existent pas ; les mages non plus ; Dieu, encore moins. Et pourquoi pas ? On veut y croire, pour cette fois, se glisser sous la couette près d’un corps toujours chaud, l’étreindre, en jouir et sentir que la vie règne sur la Terre comme au Ciel. Donne-nous chaque jour notre amour quotidien. S’il te plaît. Dieu.
Donne !
Offrir.
Sortir.
Et gagner un moins une étape du Tour de France, avec une nette préférence pour le Tourmalet. On serre les cales-pieds. On appuie sur les pédales. On est contente. On grimpe la montagne. Au sommet, le silence sera total et le maillot à pois. On veut entendre le cœur battre. Il ne pompe plus. Tant pis. On le fera battre autrement. On sonne le rappel. Ce qui reste du corps expire. Tout est si mou ! On aimait ce qui avait de la vigueur. On était si rude parfois.
On regrette.
Oui. Non. Peut-être pas.
Sortir.
Plus tard. On n’a pas tout réglé.
Pardonner.
Renoncer.
À vivre, c’est déjà fait. On n’a pas eu le choix. [84f] D’aucuns disent qu’on l’a toujours. C’est un vaste débat. On a fait ce que l’on a pu. On n’est pas coupable de ce que l’on a tenté, ni de ce que l’on a raté. On n’a pas tant que cela échoué, dirait le dictionnaire. Il est fermé, calfeutré dans son sac en plastique, bien à l’abri des récréments tueurs de mots. On ignore vers qui se tourner, pour savoir. On doit rester fière de nos choix. On sent la fatigue nous gagner. On aimerait dormir un peu. On se sent si lasse à présent. L’issue paraît si difficile à trouver. On regarde la chaussette dans le blanc des yeux. On y puise de quoi suivre le chemin de la corde à linge.
Marcher.
On avance, en tout cas. Et on se souvient que l’on ne doit pas renoncer. Voilà un verbe qui devrait s’effacer du dictionnaire ! Il a trop de doubles sens, trop de larmes attachées. Il n’est pas fiable.
Choisir.
On prend à droite. Dieu est forcément par là.
Un papillon vole quelques pas devant nous. Le soleil illumine, sans trop. On aperçoit de l’eau claire. Une Samaritaine. On s’approche. Elle nous fait un clin d’œil. On l’attrape par la taille. Oh ! que c’est bon d’embrasser une fontaine.

« Source de vie, quelle ta voie ? »

On éternue. Il ne fait pourtant pas si froid. On se recroqueville. On remonte la couette jusqu’au milieu du front. On regrette de ne pas avoir emporté de bouillotte. On remet les chaussettes. Il fait si froid. Quelqu’un aurait-il ouvert une fenêtre ? Il faudrait aller voir et la fermer. On n’a pas l’énergie pour cela. On se tasse. On grelotte. De la chair en profite pour s’éparpiller. On doit faire attention.
Sortir.
Renoncer d’abord.
Choisir, ensuite.
Entre quoi et quoi ? Entre qui et qui ? Entre soi et les autres ? Antre autres…
Aimer, enfin.
Et se goinfrer de tarte aux fraises, dès que le tire-bouchons aura laissé la place.
Il dit en avoir pour un moment et suggère de chercher une tablette de chocolat. On n’a jamais assez fait d’abdos pour trouver autre chose que des cellules adipeuses en ordre dispersé. On pompe. Le cœur ne suit pas. On pleure. Les yeux sont secs. On se souvient. Le cerveau se déconnecte. On espère. Les nerfs craquent.
On doit faire quelque chose.
Y croire.
C’est exactement ça. [86f] Oui. Ça.
— Ça quoi ?
Tais-toi ! [176f]


--------------

[176dDébut-2012:01:08

[34dDébut-2011:01:28

[85dDébut-2011:07:12

[84dDébut-2011:07:11

[42dDébut-2011:03:15

[81fFin-2011:06:03

[174fFin-2012:01:05

[173fFin-2012:01:03

[88dDébut-2011:07:16

[42fFin-2011:03:15

[52dDébut-2011:04:01

[82fFin-2011:06:06

[83fFin-2011:06:07

[87dDébut-2011:07:15

[86dDébut-2011:07:13

[25fFin-2011:03:01

[51dDébut-2011:03:31

[175fFin-2012:01:07

[89dDébut-2011:07:17

[85fFin-2011:07:12

[84fFin-2011:07:11

[86fFin-2011:07:13

[176fFin-2012:01:08





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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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