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Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V04-4 décembre 2011



Cy Jung Feuillets — V-04 4 décembre 2011

 [151d]

9.

Un point se forme au coin de mes yeux. Une larme va jaillir. Je gaine. J’emplis mes poumons d’une large goulée d’air frais. Je pince les lèvres. Je serre les dents. Mes paupières drainent l’humidité qui cherche à se faire goutte. Je relève la tête. Je bande les épaules. La larme s’éloigne. Le point passe au centre du front. Je veux l’expulser d’un revers de main, d’une giclée de sueur, d’un effet de souffle, que la souffrance jaillisse ailleurs le corps que dans les sanglots. Plus jamais, je ne veux pleurer. Pas aujourd’hui, en tout cas. Je veux être libre, légère et que ma chair m’enveloppe de sa douceur. Le mot suffit à appeler une nouvelle larme tant le corps est en manque d’attention. Cela se passe à droite. L’œil gauche reste sec. Je respire, aussi dense que je le peux. Je caresse ma joue. Je sens mon odeur dans le creux de ma paume. J’inspire, fort, fort. L’effluence chasse le mal. Le point se dissipe. Il s’évapore, sans que je ne sache le chemin qu’il a suivi. Je souris. Il était temps. J’ai bien cru que cela allait arriver. Plus jamais je ne veux pleurer. Plus jamais, souffrir, sauf si cela ne fait pas mal. Sauf si. [70d] [147f] [148f] [149f]

10.

Partir.
Non. Sortir. [67f]
Partir, c’est quitter. Sortir, c’est y aller.
Et aimer, qu’est-ce que c’est ?
On va trouver.

« JF, 47 ans — on était encore jeune à cet âge — cherche âme éclairée pour l’aider à aimer. »

Cela n’a pas de sens. Personne n’aide à l’amour et, à l’exercice, on n’a jamais été trop aidée. On rit. On se trouve bête. L’annonce est sans objet. On doit y renoncer.
Oublier.
Aimer.
On passe à autre chose.
On reprend la liste. On l’égraine. Le corps s’écoule et les mots changent d’objet. On ne saisit pas tout. Mais est-ce si important de comprendre ce qui est au-delà du terme, l’amour, la liste qui s’efface du dictionnaire, les tartes aux pommes à base de fraises, les poissons en couette que l’on tranche avec un tire-bouchon, les Bibles qui puent du couteau suisse sous l’oreiller, les petites annonces qui n’ont pas d’objet, pas de sens, aucune portée, les lettres d’amour, celles que l’on n’a pas reçues, celles que l’on n’a pas lues, celles qui arrivent trop tard, celles que l’on n’a pas postées, celles que l’on n’a pas encore écrites, celles que l’on n’écrira jamais, toutes les autres ? Et le soleil qui demande à Dieu pourquoi le sang se fige quand le cœur cesse de battre ?
Sortir.
Attendre.
Cela suffit, maintenant. On doit agir : on n’est pas là pour se reposer ; c’est le corps, qui s’y colle.
Bouger.
Déplacer la pensée.
Oublier ce que l’on sait.
Renoncer.
Sortir.
Est-ce la même chose, un lien de cause à effet ou juste une figure ? C’est une piste. Il nous faudrait un chien, pour la suivre. On n’en a pas. C’est dommage. C’était peut-être une bonne piste.
Si c’est le cas, on ne peut pas la perdre, avec ou sans chien. De toute façon, on n’aime pas les chiens. On n’aime pas. On n’aime plus. On se gratte les pieds. Cela nous détend. Cela nous apaise. Dans la liste, on a oublié la corde à linge. Et la pince, pour que le nez cesse de couler. L’estomac vient d’imploser. Il a dû se fendiller d’abord ; on n’a rien entendu, pas même un bruit sourd. On se bouche le nez avec le tire-bouchon. Une bouillie proche de l’idée que l’on se fait de l’immonde se repend.
— Il y aura pire !
Qui parle ?
On reprend la lettre que l’on n’a pas encore écrite. On la déchire. On glisse les morceaux entre les pages du dictionnaire pour l’alimenter. C’est vorace, un dictionnaire. Une Bible, ça l’est moins. Le texte est définitif, mort, en quelque sorte, comme ce corps que l’on habite et qui se délite. On s’assoit. On a de nouveau besoin de se reposer, la tête sur l’oreiller, le cœur au chaud de la couette et les mains qui caressent la tartine. On a envie de dormir. On ferme les yeux. Un éclair apparaît. On les rouvre aussitôt. On fatigue à force de serrer les dents sur le poisson qui pue.
Et ce n’est rien. Cela vient d’être dit. Le plus difficile est à venir.
On en ignore la raison.
On ne sait toujours pas grand-chose de ce qui est, de ce qui sera.
Sortir.
On ne sait pas.
On imagine que l’on devra en passer par un bilan, accepter, renoncer, pardonner, faire d’autres listes peut-être. Cela nous rappelle le jour où l’on a décidé de changer d’orientation professionnelle. On vendait des poules vivantes sur les marchés et, sans prévenir, cela nous a dégoûtée, un peu comme l’odeur de l’estomac nous dégoûte à présent, même le nez bouché avec le tire-bouchon et l’œsophage serré par la corde à linge.
Alors on est allée au Pôle emploi, sans C.-V.. Au vu de notre expérience dans la volaille, on nous a proposé un travail dans un abattoir spécialisé dans le poulet industriel. Comment imaginer tuer ces pauvres bêtes, à la chaîne, partout du sang, partout des plumes ? Et pourquoi pas du goudron ? On n’était pas au bord de la mer ; on ne savait pas comment provoquer une marée noire et mazouter les poulets pour les endormir avant de leur trancher la tête d’un coup de dictionnaire, ne plus les entendre piauler.
On a renoncé, très vite, et on a choisi d’être boulangère : pain blanc : jolies miches. On a toujours aimé les poules à jolies miches.
On est vulgaire. Tant pis. Cela nous arrive. C’est une manière comme une autre de se détourner des émotions. C’est facile. On sait. On biaise. On fait parfois juste ce que l’on peut, même coincée dans ce corps dont il nous faut nous extraire avant que les portes du paradis ne soient définitivement fermées. Foutaise ! Le paradis est un conte pour enfants, comme l’enfer. Les poules y cuisent en rôtissoire. Leur jus dégouline sur des patates. Les lettres d’amour aboient. Et les fraises poussent en ligne sur les lames aiguisées de tire-bouchons importés de Suisse par couette express.
Sortir.
Il nous faudrait des clés. Elles sont posées sur l’étagère, dans l’entrée.
Il nous faudrait une canne à pêche, ou un aimant avec une ficelle, une épuisette, un parapluie, une canne anglaise, un harpon, une main, une tapette, une idée, pour les attraper.
Il nous faudrait une nouvelle liste.
On aimerait qu’elle contienne une lettre d’amour. Un facteur serait nécessaire. Un timbre. Une adresse.
Il nous faudrait.
Un chien aboie. On se terre. [71d]

11.

On reprend.
Aimer.

« JF, 47 ans — on était encore jeune à cet âge — cherche âme éclairée pour la guider vers l’amour. »

La « guider vers l’amour » ? Cela ne veut rien dire. [16f] La bonne expression nous manque. On creuse. On tergiverse. On se gratte les pieds. Ce que l’on cherche ne vient pas. On a échoué. C’est agaçant, et fatiguant, usant, cette difficulté permanente à trouver les phrases comme si le nez avait coulé si fort que les mots nécessaires à la pensée s’effaçaient à l’envi du dictionnaire. Il nous faut à chaque instant aller les quérir, loin, loin dedans, au plus profond ou tout à la surface.
Laisser surgir.
Frémir.
Comment se fait-il ? On ne sait pas. On éternue. Un nouveau mot disparaît. Pourvu que ce ne soit pas « sot-l’y-laisse » ; c’était un morceau que l’on aimait. « Fugace ». Celui-là résiste. L’air frais manque. Où ? Dans le corps ? À la liste ? On se croirait dans un abattoir pour poulets élevés en batterie. Il paraît qu’ils ne courent jamais. C’était pourtant si bon, de courir. Les jambes moulinaient au gré de l’esprit qui décollait. On serrait les fesses. On gainait. La foulée s’allongeait. On savourait la vitesse. On perdait le souffle. On le recouvrait. L’eau coulait dans le gosier. On réclamait encore de l’air. C’est une image.
Éprouver.
On se jette dans le vide.
Sortir.
Voler.
Pauvre petit poulet confiné. L’annonce est à refaire. [68f] Et l’amour ?
On va y arriver.

« JF, toute sa vie — on le restera, jeune — cherche âme douce et éclairée pour aimer à sa place. » [18f]

C’est idiot cette idée que l’on pourrait aimer à la place de l’autre ! Vraiment, idiot. Bête à manger du foin. Imbécile. Sot. Stupide. Nouille. Crétin. Tarte. Niquedouille. Noix. Serin.
On arrête là. On ne va pas se refaire le dictionnaire. Cela donne faim et les bons mots ne sont pas très utiles. Qui le dit ? Personne ne l’ose. Là où l’on est, on a désormais tous les droits, s’amuser, rire, et même écrire des petites annonces sans objet et décapiter des poulets à la chaîne. C’est un peu la même chose. Ça saigne et ça crie. Ça souffre.
Aimer.
Pâtir.
Ce ne doit pas être la même chose.
Ici tout est envisageable. Qu’est-ce que c’est chouette ! Foutaise ! Le paradis est en grève. La lettre est coincée dans un centre de tri bloqué par un piquet composé de gros bras de la CGT associés à des ultras de chez SUD. Ils sont là jour et nuit. Ils mangent des merguez, sans arrêt, et chantent l’Internationale, la bouche pleine. On les envie même si on ne l’aura jamais, notre lettre, et même si « tant pis » a été effacé par une goutte de sécrétion nasale qui n’a jamais rien connu de la révolution prolétarienne et pourtant en décide.
Misère ! Désespoir ! Quoi de plus ? [23d]
Il nous faudrait une chanson pour remettre un peu de joie dans tout ça, un peu d’espoir. L’équipe à Jojo ? C’est parfait. [3f] On chaloupe. On grillerait volontiers une cigarette avec la bande. On roule des plumes dans une page de la Bible. On badigeonne de moutarde l’intérieur de la baguette avant d’y glisser deux merguez presque brûlées mais dont un peu de jus coule encore.
C’est bon.
Sortir.
Autant faire simple.

« JF cherche âme pour aimer. »

« Pour », « à » ? C’est toute la question. [71d]

« JF cherche. »


— Cherche ! Cherche ! Bon chien. Cherche !
Qui parle encore ? Qui parle ainsi ? [29d]
C’est déplaisant. Blessant.
Attention à ne pas balancer derechef la tarte aux fraises ! On a deux merguez dans le pain. [30d] [26d] [22d] [70f] [150f]

12.

J’attrape un pantalon. J’engage un pied, l’autre. Le jean passe les jambes et recouvre les genoux. Les cuisses [69f] l’arrêtent. Je force. Je tire. Ça coince. J’insiste. Ma chair gonfle le tissu plus sûrement que l’hélium et pourtant je ne m’envole pas. Je suis rivée à mon corps, lourde, pesante. Je suis grasse. Je dois me fourrer dans ce foutu pantalon. Vite ! Ma chair m’est insupportable. Je tire encore. Les cuisses grippent puis s’enchâssent, enfin. Les fesses, c’est pire. Les hanches. Le ventre. Jamais je ne pourrai boucler la ceinture. Ça déborde. J’étrécis mes chairs sous le nombril. Je boutonne. Un bourrelet jaillit. Un second s’y empile. Un troisième par ricochet cogne contre mes seins. Je respire. Le tissu va craquer. Les viscères souffrent sous la pression. Le sciatique se comprime dans sa gaine sacrée. Je me contracte. Je m’avachis et la chair se boursoufle avant d’étarquer les vêtements. Je suis flétrie. Je suis flasque. Je me sens comme vautrée dans ma propre chair, à deux doigts d’étouffer sous son poids. Je cache au plus vite les seins qui dégoulinent. Une auréole apparaît près de l’aine, à droite. Est-ce le lard qui suinte ? Cela se pourrait bien tant la peau ne peut tout contenir. Je ne veux pas y aller. Je ne veux pas sortir. Je veux rester là. Je veux fondre, que la graisse s’écoule goutte à goutte et que glisse le pantalon avant de revenir dans la chaleur de mon lit. [72d]

13.

On s’ennuie.
On patiente.
On tourne en rond. Assis. Debout. Couché. Un vrai truc de…
— Judoka.
Merci. [19f] On aurait pu craindre pire.
Assis. Debout. Couché. On s’ennuie.
Sortir.
On doit encore attendre. On s’occupe.
Lire.
Faire la vaisselle. Écrire, un mail, un texto, une ouverture. Payer le loyer. Tricoter une écharpe multicolore. Se demander à qui l’offrir ? Tondre la pelouse. Déplumer le rosier. Caresser le chien.
Balayer.
Mettre le couvert. Couper en quatre la tarte aux fraises. Ou en six. En huit. Cueillir un coquelicot. L’effeuiller.
Repasser.
Éternuer.
Dire « je t’aime » sans savoir. On ne sait jamais.
On peut essayer.
Non. C’est trop compliqué.
Peindre.
Croire.
Éteindre le feu sous la tisane de thym. Couper des jonquilles. Les mettre dans un vase. Reculer de quelques pas. Admirer la perspective. Partager un verre. Avec qui ? Il n’y a personne par ici.
Marcher.
Boucler sa ceinture. Tuer le jardinier. Rendre la monnaie.
Prier.
Bâiller.
Construire un mur en pierre sans que l’on ne voie de ciment. Frotter la tache au fond de la culotte. Examiner le contenu de l’estomac. Déplier la lettre d’amour qui s’y trouve. Verser une larme. Une autre.
Tout un flot.
On se mouche. On se frotte les yeux. On se gratte le nez. Que faire d’autre ? Brancher l’aspirateur. Ne rien en faire.
Courir.
Regarder passer les trains. Traire les vaches. Gagner au loto. Se battre. Rêver qu’une main se porte jusqu’au clitoris. Croquer une envie. Se couper les ongles à la suite. Soupirer d’aise. Rentrer le bois pour l’hiver. Souffler la bougie. Griller une cigarette à la fraîcheur d’une nuit d’été. Remplir la bouillotte d’eau très chaude, sans se brûler.
Flâner.
Pétrir.
Taquiner le goujon. Reluquer les filles. S’enduire le visage de crème exfoliante.
Rincer. [71f]
On découvre un bouton juste à la base de la narine gauche. On insiste. Pas de pus. Pas de sang. Pas de lymphe. Le privilège de l’humeur est sans relâche à l’estomac, qui se répand. Les viscères ne vont pas tarder à suivre. Ça pue. C’est infect, nauséabond.
On essaie de penser à autre chose.
Sortir.
On doit encore attendre.
On décide de s’inventer une chimère pour passer le temps. On est présidente de la République. Ou maire. C’est peut-être mieux, d’être maire. Encore faudrait-il que l’on sache si l’on peut toujours voter. Ce n’est plus la question. On chasse le rêve. On doit se concentrer, retenir les mots qui s’effacent du dictionnaire. Manger les merguez. Étendre le linge. Se laver les dents. Ronger son frein. Chanter la Marseillaise. Jouer au bridge. Scanner un article de Que Choisir pour maman. Allumer la télé. Danser une valse dans les bras audacieux d’une fille en joie.
Dormir.
Sortir.
On épluche une pomme. On fait le ménage un plumeau à la main. On sort la serpillière. Le temps passe plus vite quand le carreau est propre. La ville s’ouvre. On respire. On navigue. On a loué un hors-bord. On met les gaz. Non ! c’est le corps qui pète. [28f] On ne sent plus rien. On flotte entre deux eaux. La mer est bleue. Le ciel est rouge. Un nuage de sang cache la vue. On brise le miroir. Peut-on sortir maintenant ?
Non. Forcément non.
D’accord.
On reprend.
Nourrir le chat. Établir une nouvelle liste. Arroser les plantes grasses.
Jouir.
Cuire des poires avec des pruneaux, des noix et de l’anis vert. C’est une recette que l’on avait inventée à partir du péréveck, un gâteau de Noël préparé par Marguerite. Elle est morte en 1968 d’un cancer. C’est ce que l’on nous a dit. On croit souvent ce que l’on nous dit, un peu trop, parfois. On croit surtout ce que l’on aime s’entendre dire. C’est logique.
On sourit encore. On se détend.
C’est agréable de se souvenir, de Marguerite, de l’appentis ouvert sur un jardin tout en longueur avec des arbres fruitiers, de l’humidité tenace, du piano, de l’odeur de poire en cuisson, du petit grain d’anis resté coincé entre les dents. Il y avait aussi, chez le voisin, des bêtes ; la mémoire peine. Des moutons, peut-être, des chèvres, des poules, des lapins ? Des bêtes qu’il fallait apercevoir. Ou des bêtes qui faisaient peur. On ne sait plus. Un fumet de lisier remonte. On revoit un escalier vermoulu qui menait à l’étage et que l’on n’empruntait jamais, une grande table, carrée, un buffet en bois noirci par les générations, une boîte en fer avec on-ne-sait-quoi à l’intérieur, une clé. Des choses comme ça. Le sourire de Marguerite. Sa bonté.
On recouvre des images que l’on croyait effacées. Cela nous fait du bien. [29f] Il y a encore tant de saveurs dont on doit se souvenir.
Engranger.
Sortir.
« Si je reste… » dit une dame en anglais ; il n’en est pas question ; on ne parle pas sa langue ; on ne peut pas lui répondre que l’on n’est pas là pour ça. On se tait.
Sortir.
Cela va venir.
On ne doit pas s’ennuyer.
On doit juste trouver le moyen, le moment, l’objet.
Renoncer.
Réfléchir.
Assis. Debout. Couché.
On monte. On descend. On remonte. On ne prend pas l’escalier. On reste assise à la table. On écoute les conversations. On a envie d’aller jouer dehors. Aller au cinéma. Pêcher un poisson. Mettre du beurre sur la tartine. Ouvrir la boîte en fer. Courir dans le jardin. Cueillir des cerises. Crier de joie. Tomber à plat ventre sans se faire aml. S’écorcher le genou. Pleurer pour le principe. Prendre une échelle. Monter au ciel. Descendre sous terre. [25d] Le panier est plein. On a égaré le texte de la petite annonce entre deux humeurs qui suintent ou deux pages du dictionnaire. C’est égal. On écrit une nouvelle version.

« On cherche. »

C’est court. Cela ne sera pas très efficace.
Assis, debout, couché. Ça craque. C’est une côte qui s’affaisse. On l’a échappé belle. Ça fait mal, un coup de côte dans les omoplates.
Ferions-nous dos au sein ?
Il faut croire. [23f] [73d] [151f]


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[151dDébut-2011:12:04

[70dDébut-2011:05:14

[147fFin-2011:11:25

[148fFin-2011:11:29

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[67fFin-2011:05:09

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[16fFin-2011:02:03

[68fFin-2011:05:10

[18fFin-2011:02:05

[23dDébut-2011:02:11

[3fFin-2011:01:11

[71dDébut-2011:05:19

[29dDébut-2011:02:19

[30dDébut-2011:02:20

[26dDébut-2011:02:15

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[70fFin-2011:05:14

[150fFin-2011:12:01

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[71fFin-2011:05:17

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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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