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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

20 novembre 2011



[Journée de repos. Caractères ouvrés : 5193]

Hier, je suis allée écouter une cantate au concert spirituel qu’organise l’Oratoire du Louvre ; le pasteur a dit quelque mot sur le texte, comme à chaque fois. J’en ai retenu que Dieu ne serait pas tout-puissant comme on le pensait à l’époque de Luther et de Bach. Voilà une bonne nouvelle qui ne peut qu’éclairer ces Feuillets !
Je vais m’attacher, ce matin, à travailler la transition entre le (3) et le (4) car il manquait quelque chose. Peut-être dois-je insérer une phrase, un ou plusieurs paragraphes… Je vais voir. Je poursuivrai ensuite pour avancer dans le texte quitte à revenir relire depuis le début quand j’aurai une dizaine de pages finalisées.
Je pose donc ma balise une quinzaine de lignes au-dessus du (3). Café.

Je passe sans encombre ces quinze lignes. Arrive le (3).
D’emblée, je transforme « mon » (trapèze) en « le » ; et en remets un plus loin. Je ne suis pas encore fixée sur le fait d’utiliser ou non des possessifs pour désigner ce corps qui éprouve. Il va me falloir sans doute jouer avec les deux et ici, en tête de paragraphe, ce « mon » m’a gêné. Drôle d’argument. Expliciter l’écriture n’est pas forcément le rôle de son auteur… Vaste débat !
Je reprends, quelques lignes plus haut toujours, pour faire le lien. Je me laisse bercer par Alain Bashung qui propose une version de Avec le temps que je préfère largement à l’original. Je passe le (3) après une autre correction de pronom et augmente d’emblée le haut du (4). Je triture ces quelques lignes un bon moment. Je me dissipe en écrivant un billet qui me démangeait pour La vie en Hétéronomie. Je reviens à mon texte.
Je tricote toujours le haut du (4) et les trois paragraphes à suivre. Le texte se construit petit à petit. J’y vais ; J’y viens. Avec autant de relectures que nécessaire. Je me repais de longs instants de Natalie Merchant (uniquement disponible sur Youtube). Cela commence à fonctionner. Je poursuis en notant, bien sûr, d’y revenir. Je note une Phrase que j’aime : « Le temps semble absent et le poisson se cuit en paillote. »
Et je reprends. Je tricote. Je coupe le paragraphe qui me posait problème. Trop didactique, sans doute. Je remets de l’imaginaire à la place. Comprenne qui voudra, moi la première. Je continue, augmente un peu. L’heure tourne. Je dois m’arrêter.

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