[

Les Feuillets de Cy Jung

]
Tableau de bord

16 septembre 2011



[Petit déroulé : 3 km ; 24:43. Caractères ouvrés : 5182]

Ce matin en déroulant, j’ai repensé à mon judo d’hier soir et à combien le corps, en état de jouissance ou de souffrance, sollicite les émotions. Un méchant garçon a pris mon biceps droit pour une boule de pâte à pain à pétrir à l’occasion d’une série d’uchikomi et j’ai dû l’arrêter au troisième exercice. Je m’en tire avec un fort joli bleu, réduit grâce au pain de glace qui ne me quitte pas depuis hier, et un muscle endolori.
Pour autant, je sens toujours prégnante l’émotion qui m’a prise (littéralement !) hier sur le tatami. La douleur m’a tiré quelques larmes, qui en ont appelé d’autres qui n’avaient rien à voir avec la douleur physique, ni avec une douleur morale. J’ai ainsi pleuré bien trois quarts d’heure, sans lâcher le kimono de mes partenaires, pleuré parfois à chaudes larmes ou à sanglots retenus, pleuré quelque chose que je ne saurais nommer autrement que par le mot « émotion ».
« Éprouver », je suis décidément dans mon sujet. Le corps éprouve ; l’émotion le rejoint ; et les deux forment un ballet qui peut faire tourner la tête au point de peiner à arrêter la spirale. J’ai pleuré de nouveau en m’endormant. Et ce matin, j’ai encore les larmes aux yeux. Quelle est cette émotion ? Je l’ignore autant que je sais qu’elle n’est ni triste, ni angoissante. Je la prends donc comme telle et m’en vais rejoindre mon écriture pour une courte matinée de travail.
Je suis avec Sia depuis tout à l’heure, que je découvre. Je la garde avec moi ; une partie de sa musique attise mes émotions. Et je pose ma balise en haut du 48, avec un café, forcément.

Je valide d’emblée le 48. Il me va.
49. Je lis et relis, et corrige à la marge. Je passe une page. J’augmente un peu. Je tricote. Je mets à jour au passage le lecteur de Deezer qui n’affichait plus les derniers titres. Je ne m’en étais pas rendu compte. Merci Isabelle !! J’ajoute contre toute attente un vers de La Fontaine au document Citations. Je vais au bout, ajoute quelques phrases. Le temps presse. Je file.

Lire le Feuillet du jour.


Tableau de bord précédent / Tableau de bord suivant
Retour à tous les Tableaux de bord