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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

25 août 2011



[Petit déroulé : 3 km ; 25:10. Caractères ouvrés : 5566]

À force de dérouler en visant le tranquille, je vais finir par marcher ! Blague à part, ce qui est intéressant dans cette affaire, c’est de constater comment mon corps s’adapte plus vite au changement d’exercice que ne le fait mon esprit qui lui, a un peu « honte » de courir si peu vite, alors même que justement l’objectif est devenu de courir lentement. Appliqué à l’écriture, c’est accepter de lui donner du temps là où j’aimerais que cela aille vite.
Et c’est constater qu’en claquant la porte de mon éditeur il y a un an, aujourd’hui presque, je me suis forcée à ce nouvel objectif : écrire sans précipitation, lâcher l’affaire de la production à tout prix. Mon écriture, à travers le rythme de ces Feuillets, s’y fait bien comme mon corps au « petit déroulé ». Mais moi, j’ai plus de mal et, à chaque fois que je sens venir une période où je vais devoir ralentir le rythme, ça coince. Dérouler. Et dénouer les fils qui s’emmêlent sur la bobine !
Allez ! Je pose ma balise… Où ? Je ne sais vraiment pas. Ma matinée de travail sera courte. J’ouvre mon texte, le plan… Ce sera en haut du 46. Je laisse en vrac le 44 et le 45 ; ce n’est pas plus mal. Quand j’y reviendrai, je pourrai augmenter de ce que la suite aura, entre-temps, réclamé.

J’aime bien le 46 et la chute écrite hier. Je modifie juste un verbe sur la première ligne. Le 47 que j’avais posé court fonctionne. Une virgule en moins. Deux verbes passés au présent. L’affaire est dans le sac.
48. J’avais remarqué hier qu’il y avait beaucoup de « plus » dans ces premières lignes. Je m’emploie à en supprimer. Je tricote en même temps. Je renonce à un imparfait du subjonctif (je les aime, pourtant, mais pas ici) ; et modifie au final totalement ma phrase (ah ! la concordance des temps). J’augmente.
Je dois m’arrêter un peu n’importe comment. Je m’arrête.

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