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Les Feuillets de Cy Jung

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Cy Jung Feuillet — Cécile, dessin de taureau (mars 1968)

Mes « représentations visuelles mentales » sont rares et s’appuient le plus souvent sur des photographies ou des dessins et peintures (des images fixes, en fait). La vachette que j’ai intégrée à mes Feuillets le 3 août 2011 fait partie de ces rares représentations ; elle s’appuie sur un dessin d’enfant que j’ai fait en mars 1968.
J’en profite donc pour inaugurer un nouveau document où je publierai, dans la mesure du possible, les images visuelles qui alimentent mon texte.

Ces images sont rassemblées dans un diaporama en bas de page.

Note : Je vous renvoie à mon livre-témoignage, Tu vois ce que je veux dire, si vous souhaitez en savoir plus sur mon albinisme et ma déficience visuelle.

La vachette.

Il s’agit en fait d’un dessin de taureau que j’ai fait enfant (mars 1968).
Alors bien sûr, une vachette, c’est plus petit qu’un taureau. Cela n’a guère d’importance car ce dessin, je l’aime beaucoup et ma vachette en est directement issue.
Je la cite dans le Feuillet V03-3 août 2011 (34.). Voici l’extrait où elle apparaît :
« On aime écrire l’histoire. On sait qu’elle n’est pas vraie. Quelle importance ? Ce qui l’est, c’est qu’elle ne fasse pas mal, à personne et, qu’au contraire, elle donne envie de jouer, que la souffrance glisse sur la planche à savon et s’empale sur les cornes de la vachette !
« On garde la joie. On jette ce qui la corrompt.
« Merci la vachette. On l’ajoute à la liste. On a toujours aimé les pistes de sable et les mouvements de corps qui permettait d’esquiver la charge de l’animal. Ils guident l’esprit. Ils assouplissent la chair. »

Cy Jung Feuillets — Sourire.

Sourire.

Cette photo a été prise en janvier 2011 et incarne l’idée que j’ai de mon sourire. La personne devant moi en ceinture noire est mon sensei dont j’ai eu l’occasion de parler dans un édito de mon site et sur La vie en hétéronomie. Est-ce à lui que je souris ou au judo ? Aux deux, à coup sûr.
Je l’évoque dans le Feuillet V-03 5 août 2011. Voici l’extrait :
« On cherche un kimono. On noue la ceinture comme sensei nous a appris. Il est là, devant. Sa main se pose au moindre déséquilibre. Sa voix nous guide. »

Cy Jung Feuillets — La poupée

La poupée

Dans La liste, il y a une poupée. À l’occasion de ma V-04, je prends une photo de celle qui me reste. Elle a échappé à plusieurs déménagements et au vide que je fais régulièrement chez moi. Un miracle ! Je ne peux pas pour autant dire si c’était ma « poupée préférée ». Je n’ai pas du tout ce type de souvenir et étrangement, je me souviens plus du meuble à habits de poupées qu’aux poupées elles-mêmes. Je fais référence à l’un et l’autre dans mon Feuillet d’aujourd’hui « V04-25 décembre 2011 » et vous y renvoie donc pour plus de détails.
Aujourd’hui, j’aime l’aspect somme toute assez « trash » de cette poupée. Je la garde dans un tiroir. Elle est là et quand je la croise, cela me fait plaisir.

Cy Jung Feuillets — Le Petit Champieux

Le Petit Champieux

Ce tableau de Marc Champieux (« Sans titre » 1978®) n’est pas expressément dans mon texte ; mais il fait partie de mon imaginaire visuel. J’aime ce noir, si noir et qui ne l’est pas tant, et donne à la couleur sa lumière. Je me souviens l’avoir beaucoup regardé à la maison, sous l’escalier et, à le revoir aujourd’hui, je me rends compte combien il marque mon abstraction du monde.
Il est donc forcément dans mon écriture, pas loin de la vachette sans doute. Toujours ce noir, et cette lumière. Comme un sourire, aussi. Et le mettre ici me permettra de le regarder encore, de m’en nourrir, toujours.

Photo Hila Babout (2012)®

Le Pescalune

J’ai un souvenir très prégnant d’une carte postale représentant un Pescalune, ce pêcheur de lune dans le canal de Lunel (34). La légende associée à cette image m’a bercée, enfant, et sans doute donné le goût de croire vraies les histoires quand je les trouve belles. Car bien sûr que la lune ne peut être pêchée, « en vrai ». Mais sur cette carte postale, l’histoire est vraie ; l’histoire est toujours vraie une fois qu’elle est représentée. Même si on la sait fausse… Vous me suivez ?
Je ne peux reproduire ici cette carte pour des raisons évidentes de droits. Vous pourrez donc la voir sur ce site. À l’instant où je mets en ligne cette référence, je ne sais pas si je vais raconter l’histoire du Pescalune dans mon texte. J’en ai l’intention. Mais comment savoir ? La lune est si impossible à attraper ! Quoique.

Note : Vous pouvez aussi voir cette carte en couleur sur le site de la Ville de Lunel. Mais c’est bien en noir et blanc que je la connais.
Note (12 avril 2012) : L’histoire du Pescalune est dans le Feuillet d’aujourd’hui, en (77).

Rappel : La reproduction des textes et visuels de ce site n’est pas libre de droit. Le détail des mentions légales est ici.

Le diaporama.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir et faire défiler les autres.

Cy Jung Feuillets — Sourire. Cy Jung Feuillets — La poupée Cy Jung Feuillet — Le Petit Champieux (Photo Hila Babout (2012)®)

Information publiée le lundi 9 avril 2012.



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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Lire le Feuillet du jour.



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