[

Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V02-1er juin 2011



Cy Jung Feuillets — V-02 1er juin 2011

 [79d]

20.

Je me réveille en sursaut. J’ai froid. Mon tee-shirt est trempé. Je cherche la bouillotte. Je la ramène contre moi. [39f] Je l’étreins. J’ai peur. Une ombre plane, quelque chose, quelqu’un, je ne sais pas. C’était dans mon rêve. Je frissonne. Peut-être que je pleure. La bouillotte est tiède. Ma sueur me glace. Je claque des dents. Je suis hors contrôle. On veut me tuer ; on veut me prendre, m’enlever à moi-même, me dérober. Je voudrais crier à l’aide. Un hoquet secoue mon coeur. Je dois respirer, vite et tranquille, rompre l’arythmie et retourner dans le rêve pour chasser l’intrus.
Je ferme les yeux. J’étends les jambes. J’ouvre les épaules. De l’air afflue. Je ne garde que l’oxygène. Je gonfle le ventre. J’esquisse un sourire. Plus rien.

21.

On a envie de rire. On a envie de jouer.
Sortir.
Jouer à sortir ? Ce serait plus drôle de jouer à la poupée.
On n’y a jamais vraiment joué. On préférait les cartes, les voitures électriques sur l’anneau de vitesse, ou mettre des pétards sous des conserves et les regarder s’envoler. On prenait les petites boîtes de champignons, celles qui étaient plus hautes que larges. Elles décollaient mieux que les autres, surtout si on enlevait le papier pour en réduire le poids. Il fallait courir vite ! On plaçait le pétard sur le ciment devant la cuisine, on l’allumait, on le couvrait de la boîte en prenant soin de ne pas couper la mèche grâce à une allumette qui la levait légèrement et on filait dare-dare se planquer derrière le tronc du mûrier platane.
— Boum !
La boîte volait. On la perdait dans la lumière du soleil. On rentrait la tête dans les épaules. Elle retombait. On riait.
Le chat avait peur. Mais chut ! c’est un secret. On s’était juré que l’on n’avouerait jamais que l’on jetait le chat très loin pour le voir retomber sur ses pattes, ni que l’on jouait à se battre ou à jeter des pierres chez le voisin. On ne l’aimait pas, le voisin. Il avait construit un mur très haut autour de son jardin. Qu’avait-il à cacher ? On montait sur le figuier, pour observer. On n’y voyait rien mais on montait quand même et on jetait une pierre. Un caillou plutôt. On n’aurait pas osé lancer plus gros. On n’aurait pas aimé blesser quelqu’un.
Ça, jamais.
Même pas pour jouer.
Juré ! [76f]
Ni pour aimer ?
Encore moins.
Et pour sortir, devra-t-on faire sauter une boîte de champignons avec un pétard mouillé au vu de l’aquosité ambiante ? Ça nous fait rire. C’était le but.
Rire, même si rien ne s’y prête.
Rire.
Jouer.
Regarder la boîte voler.
Est-ce par là que l’on doit sortir ? [40f] On entend un bruit, un bruit de chambre qui perd son air. On écoute.
On dirait que le foie se dégonfle. Peu nous chaut ! On n’en a plus besoin, du foie. Ni du reste. C’est présomptueux. Gratter une allumette sans les doigts, c’est assez compliqué. C’est comme se placer devant le nez d’un Mig-23 en vol pour l’obliger à se poser. Sans une bonne boîte de champignons qui décollerait à la verticale, c’est inespéré. Il y a aussi la solution de la poupée que l’on propulserait à l’aide d’une fronde. Une poupée volante. On l’aurait mise en orbite avec les tétins et l’œil gauche. Ils se seraient tenus par la main pour surveiller la Terre. Dieu aurait eu de la compagnie. Il est parfois si humain. La poupée le câlinerait sous l’œil gauche ravi des tétins.
On rit à l’idée d’une érection divine.
On s’amuse.
Ce n’est pas bien. On doit se concentrer.
Sortir.
Sortir Dieu de nos seins. On rit toujours.
On reprend la liste. On retire le tire-bouchon et le couteau suisse. C’est difficile. Une bonne âme nous les plantés dans le dos. Une bonne âme ? Il y a donc quelqu’un ? Non. C’est impossible. On n’a vu personne à part le corps qui se délite. On a dû se faire çà toute seule. On cesse de rire. On respire.
Sortir.
On note de retrouver la tartine. On ajoute une poupée.
On la prend dans le poulailler qui nous servait de cabane. On y avait installé un lit à poupées, en osier, avec une petite armoire où l’on rangeait leurs vêtements. Elle était tendue d’un tissu à larges rayures jaunes et orangées. On la revoit très bien, cette petite armoire. Et le lit aussi. On montait dans le poulailler par l’échelle posée contre le mur. La porte restait ouverte. On n’aurait pas pu l’ouvrir toute seule. Alors on ne la fermait pas. On n’aurait de toute façon pas pu la fermer seule non plus. Ceci explique cela.
On y restait des heures, dans ce poulailler. Est-ce pour cela que l’on a choisi un jour de vendre de la volaille sur les marchés ? On l’ignore. Le destin est affaire si inextricable. Même ici, on ne décode pas bien. Il le faudrait pourtant.
Sortir.
Faut-il au préalable y comprendre quelque chose ? Quoi ? Comment ?
On pourrait descendre avec l’échelle.
Ou glisser sur la peau du poisson qui pue.
Il est plus sûr de jouer avec le destin, à défaut de poupée à propulser dans les airs afin d’offrir un orgasme à Dieu. On la garde. On aimait tant leur parler, aux poupées, comme on parlait au chat.
Et à Dieu ? Jamais.
Et à la boîte de conserve ? Oui, à elle aussi, on parlait.
Et aux champignons ? Non. Eux, on les mangeait.
Ici, on discute avec la tarte aux fraises et on se gratte les pieds. On jongle avec la Bible et le dictionnaire. On balance le tire-bouchons à la barbe du couteau suisse. C’est comme ça, sans doute, que cela a dérapé. On déchire la lettre. On la met à tremper dans la bile. Ça fait des bulles. On a de nouveau faim. On ne mange rien. On n’a que des os à ronger sans avoir de quoi réchauffer la moelle ni de pain pour la poser. Pour le sel, c’est facile : on pleure. On aurait vraiment dû emporter une poupée. Une bouillotte aussi. [43d] Le corps devient froid. On grelotte.
On a tout oublié. On ne savait pas.
Sortir.
On n’a rien préparé.
Et maintenant, on doit faire face, sans poupée, sans bouillotte, sans Dieu, un couteau suisse et un tire-bouchon plantés dans le dos et les mots qui s’effacent du dictionnaire. Cela devient confus. On doit se ressaisir. On pourrait essayer de jouer à y voir plus clair. Quelle drôle d’idée ! Chacun sait que tout se joue avant six ans. On sourit. On oublie. [41f] On a toujours préféré penser que l’on pouvait avancer autant que l’on croit là que l’on va pouvoir sortir.
On nage en pleine toute-puissance à moins qu’il ne s’agisse du flot des humeurs qui suintent. Le courant est fort. Un, deux, trois ; on soigne notre crawl. Un, deux, trois… Un, deux, trois… Soleil !
On pourrait jouer à l’amour.
— Précisez.
On jouerait à lever l’illusion, à se faire peur, à se faire mal, à se faire croire que l’autre est unique et que l’on est en mesure de l’être soi-même. On jouerait à « Donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. » C’est Jacques Lacan qui a écrit cela. Ce n’était pas n’importe qui, Jacques Lacan. On n’a pourtant jamais rien compris à cette phrase. On la trouvait belle.
Quelqu’un d’autre ?
On vire Lacan.
Il sort.
C’est mieux ainsi. On balance en même temps la paire de merguez.
L’estomac est vide. Ses récréments ont pollué le reste du corps, jusqu’à l’intérieur des poumons. C’est sans importance ; ils étaient déjà hors service. La chair a expiré. Et ça pue. Pourquoi jouer à l’amour si ça pue ? On confond tout ! On n’a pas de brosse pour peigner la poupée, ni de piles pour que tournent les voitures sur l’anneau de vitesse, ni de pétard pour faire sauter la boîte de champignons jusque dans le jardin du voisin. On pourrait jouer à la marelle. On aurait juste besoin d’une pierre un peu plate et d’une craie. On irait à cloche-pied jusqu’au paradis. Ce n’est pas dit que l’on y trouverait l’issue. [46d]
Aimer.
Mieux vaut jouer à l’élastique, ou au jeu des sept familles.
On a viré Lacan. On n’a plus de famille. [27f] [35d]
Sortir.
C’est à pleurer.
On voulait rire et voilà où cela nous mène. Dans une impasse, une voie de garage, un corps sans canaux d’évacuation. C’est impossible, impossible que tout soit ainsi bouché alors que l’ensemble se délite. On va trouver. On n’a guère le choix. On refuse de se décomposer sans luter, là, à l’instar de la chair qui se laisse dépouiller d’elle-même. On doit revenir à la vie.
C’est quoi encore que cette histoire, « revenir à la vie » ?
On déraille ; il n’y a que Jésus à qui s’est arrivé, d’après ce que la rumeur propage.
Sortir.
On va devoir creuser. On réclame un marteau-piqueur. Il faut au moins ça pour fendre la croûte terrestre. Il doit faire si bon à l’intérieur et sans doute que l’odeur est moins nauséabonde. On prend la main de la poupée. On fabrique une fronde avec l’élastique et on envoie valser la tartine. On récupère Lacan. Il peut toujours servir. On réintègre aussi les merguez. On ajoute de la moutarde. On en badigeonne l’intérieur du pain. On revient au jeu de l’amour. On doit établir les règles. C’est urgent. [34f] On en a besoin, pour sortir.
Attendre.
Jouer à la marelle. [44d]
Faut-il fuir ou gagner l’enfer ? On doit y réfléchir. On a le choix entre la Bible et le dictionnaire. À ce stade, on préfère la tarte aux fraises. [50d] [78f]

22.

On résume.
Sortir.
On est là depuis combien de temps ? L’horloge du téléphone portable ne fonctionne plus. À l’odeur, on pourrait dire… On l’ignore. On n’a pas fait d’études de thanatologie. On ne sait donc rien de la putréfaction des corps et pourtant, on affronte, la tête haute et les épaules larges, cette chair qui nous quitte. Les muscles n’ont pas l’air très entamés. Les organes se vident, l’estomac, le foie, l’intestin. Les yeux, même dégagés de leur cavité, brillent toujours, surtout le gauche, celui qui a vu l’érection divine. Une côte a pris la tangente. Les poumons ont les alvéoles pleines d’une épaisse liqueur. Le reste tient.
Pour celles et ceux que cela intéresse, les seins, après avoir explosé, ont recouvré une certaine plasticité en dépit de la mise en orbite des tétins. Et le clitoris ? On oublie toujours le clitoris. On le néglige. Il proteste et se renfrogne. Il est un peu boudeur, de nature. Là, il semble apaisé. Il flotte sous son capuchon, comme rétracté, rétréci, serein. Il est sous protection. Il se repose. Cela donne envie de lui avancer une chaise longue avec un plaid tricoté main et de lui servir une orangeade. Avec ou sans paille ? Ah ! si on lichait à petites gorgées tous les clitoris du monde plutôt que de se les enfiler cul sec.
On oublie.
On se fait du mal.
Le clitoris est mort. Le temps de la jouissance a expiré. Feu la vulve. Feu le point G. La nostalgie nous gagne. On ne doit plus y penser. Et à l’amour, on y pense ? Plus tard. À cet instant, il est lieu d’établir le bilan clinique.
Mais l’état de l’amour, n’est-ce pas aussi de la clinique ?
— Pan !
Cette fois, on a vraiment tué Lacan. [42f]
Doit-on éliminer quelqu’un d’autre ? Un ver de Victor Hugo remonte l’œsophage et sort par l’orbite vacante. « L’œil était dans la tombe et regardait Caïn. » On le préfère en voyeur dans la culotte de Dieu à moins qu’il n’en porte pas ce qui enchâsserait l’œil directement entre les testicules. C’est grotesque ! Dieu n’a rien de tout ça, ni globe oculaire, ni slip, ni génitoires. Dieu n’a rien. Il est. On aime la nuance. On la voudrait pour soi. Le corps nous échappe. L’être gicle et l’on en prend plein les merguez pendant que les oreilles en pissent leur cérumen.
On s’essuie le visage avec un pan du linceul. On prend la poupée sur les genoux. On lui demande ce qu’elle en pense de l’être et de l’avoir. Elle répond que tant que l’os n’aura pas libéré la moelle, on ne saura rien de la substance. Sacrée poupée ! On l’embrasse. Elle rougit. On s’arrête là. Il y a plus urgent que de poser une barrette dorée dans ses cheveux et de lui poudrer le nez.
Sortir.
C’est de plus en plus compliqué.
On se concentre. [48d]
On passe la rate. On chatouille le pancréas puis on tâte le cœur d’un pied de l’échelle. La texture est bonne, plus élastique que celle du foie. Une purée maison décorée d’un brin de persil irait bien avec ça. Le cerveau peut faire l’affaire. Il résiste. Il ne veut pas finir en bouillie comme si le corps était mort par choc frontal. Les neurones se tiennent encore par le synapse et, pour le coup, c’est un peu de beurre qu’il nous faudrait pour le passer à la moelle. [47f] [49d]

23.

On résume.
Sortir.
Non. Aimer.
Sortir viendra quand la chair aura fondu à moins qu’il n’existe une issue dont on ignore encore la voie. Les deux hypothèses se valent bien que l’on ait une préférence pour la seconde, peut-être parce qu’elle est plus volontaire, peut-être parce que marcher nous faisait du bien, peut-être parce qu’il serait temps de rompre avec la contrainte du corps, peut-être parce que l’on obéit à la liberté. Peut-être. Sûrement.
Agir. Bouger. Décider. Penser.
Voir.
Aimer, cela reste trop compliqué.
On doit s’y appliquer. On le sait.
Il nous manque une clé. Elle est là-bas, toujours accrochée au lourd trousseau posé sur l’étagère dans l’entrée. On ne sait pas plus l’attraper. On caresse la joue de la poupée. Cela avive le souvenir.
Aimer. On essaie depuis combien de temps ? On l’ignore.
On coupe à l’atout. On souffle de la salive dans le logement du jack. La musique revient. Elle nous berce.
Aimer. Et l’on songe à une berceuse.
Ce doit être à cause de la poupée. On doit s’en débarrasser. La tuer. Ou la ranger tout au fond du petit lit resté dans le poulailler. La brûler pour grandir. La sacrifier.
On l’embrasse, on l’assoit sur la boîte de champignons et on l’envoie au ciel. Elle fera un bon messager. On bat des mains ! On rit ! On chante ! On danse ! On rit encore. On essaie. Quelque chose cloche. La joie est feinte. [44f] On verse une larme. Une seconde la rejoint. Les deux s’écrasent sur la lettre qui resurgit alors qu’on l’avait soigneusement enfouie dans les viscères. L’avait-on déchirée ? Qu’importe ! On ne doit plus déchirer les lettres d’amour. On en reçoit si peu.
On déglutit. On fait la lippe puis une boule de la lettre. On la planque sous une rotule. Le fémur grince. On l’ignore. On ressort le dictionnaire. On s’assoit dessus en suçant son pouce. L’appareil en métal nous empêche d’épouser le palais avec la pulpe du doigt. N’aurait-on pas dû nous le retirer ? Et la bague ? Au judo, il fallait l’enlever avant de monter sur le tatami.
Ne pas blesser. Jamais. On a pourtant tellement envie de cogner.
— Toc ! Toc !
Entrer. Non, sortir.
Aimer.
Hajime. C’est du japonais. Cela veut dire que le combat commence. On brandit les merguez. À vos marques. Prêt. Partez !
On force sur les appuis et on gicle.
On confond encore. On doit se séparer. Diviser. Fendre. Restituer la bague et le dentier. Aimer. On se coupe avec le tire-bouchon. On s’étrangle avec la corde à linge. On se brûle avec l’amour. On se consume. On forme un petit tas de cendre. Personne ne nous ramasse. On doit se reconstituer. On cherche un tube de colle. On trouve une pâte à pizza. Elle colle. C’est parfait. On s’agglutine. On s’étale. On ajoute de la sauce tomate, des anchois, de la mozzarella et du basilic. On se fait cuire. On ne doit pas se perdre. On ne doit plus.
Aimer.
Sortir.
On coupe la poire en deux et on en nappe les moitiés de chocolat chaud, de chantilly et de quelques amandes grillées. Le foie chancelle. On y renonce. La poupée fait sa première révolution. « Aimer, c’est donner. » On arrête la phrase à cet endroit. [45d] C’est aussi bien.
Donner. Et prendre.
Compter.
On aurait voulu compter, pas les pièces dans le porte-monnaie ; compter, être considérée. On a envie de pleurer. Aimer. C’est maintenant ou jamais. Rire. Pleurer. On aurait voulu vivre sans résister. On aurait voulu… On n’est pas là pour regretter. [43f] [46f] On est là pour quoi, alors ?
Pardonner.
C’est encore plus compliqué que d’aimer.
On oublie.
On résume.
Voilà. On s’est plantée. L’arbre a traversé la route alors que l’on roulait sans permis une main sur le volant, l’autre sur la cuisse de la poupée. On s’est écrasée. Le Samu est arrivé. On a été désincarcérée. Le cerveau était en bouillie. On nous a déclarée morte. On n’a pas protesté. On a sucé son pouce comme un bébé. On a fait caca et le nichon a explosé. On croyait pourtant que le corps savait. Il était impuissant, comme le reste. Maintenant, il se délite. Il s’enfuit. Et on est là, les fesses dans l’herbe mouillée du talus, la poupée déchiquetée et l’œil éteint. L’arbre a été transformé en papier. On y a imprimé une Bible, une lettre d’amour et un dictionnaire. On s’est logé un couteau dans le dos. On a pleuré. Les mots se sont dissous au rythme de la chair qui pourrissait. Le silence a couvert l’explosion.
On a renoncé.
Aimer.
On aurait dû parler. On l’a fait. Puis, très vite, on n’a plus eu rien d’autre à dire que souffrir.
Pleurer.
On n’est pas là pour regretter.
Oublier. Vivre. Retrouver qui l’on est. S’y ancrer.
Pardonner.
On doit y arriver. On serre le poing. On regarde passer la poupée. On fronce un sourcil. L’autre est déjà occupé. Il manque un écrou à la tarte aux fraises. [49f] [79f]


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[79dDébut-2011:06:01

[39fFin-2011:03:08

[76fFin-2011:05:27

[40fFin-2011:03:10

[43dDébut-2011:03:17

[41fFin-2011:03:11

[46dDébut-2011:03:21

[27fFin-2011:02:16

[35dDébut-2011:03:01

[34fFin-2011:02:28

[44dDébut-2011:03:18

[50dDébut-2011:03:29

[78fFin-2011:05:30

[42fFin-2011:03:15

[48dDébut-2011:03:24

[47fFin-2011:03:22

[49dDébut-2011:03:25

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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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