[

Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V02-30 mai 2011



Cy Jung Feuillets — V-02 30 mai 2011

 [78d]

19.

On éternue.
On se mouche dans une page arrachée à la Bible. Aucun mot ne s’efface. C’est du solide. C’est du lourd. Ça pèse son poids, la culpabilité.
Sale affaire.
On passe.
On carde. On ourdit. On tisse. On façonne. On pique. On coud. On pourra toujours avoir besoin d’une marinière si l’on doit se laisser couler dans le siphon avec l’eau du bain.
Sortir.
On n’a pas encore trouvé d’issue. On n’en est qu’aux préliminaires. On essuie la page pleine de morve contre le linceul et on la remet dans la Bible. Elle nous ramène vers Dieu. On ne sait pas quoi en dire, ni quoi en penser. On n’a pas encore tranché la question de son existence, ni celle de sa manière de procéder. S’il procède, il est. En effet. Des hypothèses font surface. On en prend une au hasard. On aime se raconter des histoires. Cela nous occupe.
Quelqu’un vient.
Si ce n’est Dieu, ce sont les pompiers ou le facteur.
On tend l’oreille. La sonnette ne retentit ni une, ni trois fois. On n’attendait de toute façon plus de lettre. Les pompiers enfoncent la porte d’un seul coup de botte. Ils ont tout ce qu’il faut pour désincarcérer les personnes prisonnières des amas de tôles froissées ou des gravats des immeubles écroulés après une explosion ou un tremblement de terre. Cela ne sera pas forcément adapté pour nous extraire de ce corps en décomposition. La chair sera broyée par les pinces et nous avec tant il n’est pas prouvé que nous n’y sommes pas encore. Les lambeaux de peau se colleront au métal froid. Les humeurs souilleront la coquille. Et les chiens renifleurs mangeront avec appétit les restes.
— Miam !
On oublie l’hypothèse pompiers. Reste Dieu. Et le facteur.
Il a tué le jardinier. Il est en prison, avec le chien qui a mordu le mollet du coq. Il ne reste donc bien que Dieu qui est un vrai tueur en série mais qui demeure libre de toute entrave. L’injustice rôde, à moins qu’elle ne plane. Entre l’aigle et le renard, les poules serrent les plumes et les grenouilles se cachent au fond de l’eau croupie des bénitiers.
Dieu.
On s’y penche.
On se tourne vers le dictionnaire : « Principe d’explication de l’existence du monde, conçu comme un être personnel, selon des modalités particulières aux croyances, aux religions. » [*]. Il y a de quoi éternuer. On se gratte le nez, avec un doigt dedans. Ça coule. Rien ne s’efface. Dieu reste planqué dans le dictionnaire entre « diététiste » et « diffa ». Il a eu peur, c’est sûr, de se prendre un coup de Bible dans les côtes.
— Ça fait mal !
On pense à l’existence du monde. Son origine.
C’est une énigme aussi inévitable que celle relative au côté sur lequel s’écrase la tartine. On essaie de nouveau de se rappeler où on a bien pu la mettre. On l’a mangée, à ce qu’il paraît, et les nichons se sont envolés. On aurait dû les ingérer quand on en avait l’occasion ; on les retrouverait dans l’estomac, puisqu’il est vide. C’est absurde ; il est percé et aucun nichon ne pourrait s’y loger ce d’autant qu’actuellement, les deux dont on disposait ont quitté la poitrine et tournent autour de la Terre pour guider les pasteurs impies. Sont-ils les voleurs de la tartine ?
— Pédés !
Non.
— Salope !
Qui ? La tartine, la Bible ou la poitrine ?
On s’y perd.
On s’est toujours un peu égarée dans les souvenirs de petits-déjeuners. Ils nous affectent encore. On voudrait en oublier certains. C’est impossible. On doit tout prendre de ce qui reste car ici, on n’a plus le loisir de faire le tri entre ce qui nous a été bon et ce qui nous a été désagréable. [38f] Dieu, lui-même, ne nous était pas très agréable. On n’y croyait pas plus que ça, à vrai dire. On croyait en l’amour et il n’a pas forcément été très agréable non plus, d’aimer. C’est un comble. On est là, coincée, et on doit affronter l’impéritie de l’amour. C’est pire que cette foutue chair qui se délite et qui pue. C’est pire que tout, de ne pas y croire, surtout quand les pompiers ne sont d’aucun secours.
Les pompiers. Le facteur. La tartine. Dieu. L’amour. D’aucuns disaient que c’était la même chose alors que l’on n’a jamais eu envie d’un petit câlin céleste. C’était pourtant divin, on s’en souvient, les câlins. L’amour. Quel est le rapport ?
Un lien de cause à effet ? Si seulement… Un principe de réalité.
Une illusion. Un leurre. Une vérité.
Aimer. C’est trop compliqué.
On l’a déjà dit.
On oublie.
Sortir.
On n’y échappera pas. On doit se souvenir. Cela nous appartient ce d’autant que personne n’a conservé notre mémoire, à part nos livres. Épuisés. Ils sont tous épuisés. On doit se débrouiller. On se la garde. On se la chérit. C’est la nouvelle loi. La lettre, on ne la lira pas.
Sortir sans s’échapper.
Aimer. Agir. Participer.
On se souvient d’une amie qui nous encourageait. « Allez ! » « Bravo ! » Elle savait y faire.
Aimer.
Parfois, on préfère courir. On ne s’est pourtant jamais défilée. On a toujours participé, en souvenir de ceux qui sont morts pour la France.
— Plaît-il ?
L’amour. On l’a toujours tenté. [37f] Et on le tente encore. Peut-être qu’il n’est pas trop tard. Peut-être parce que cette fois, on saura. Peut-être parce que… Pourquoi pas.
Sortir.
On y va.
On jette les pensées par delà la chair au fur et à mesure qu’elles jaillissent comme on jette les femmes et les enfants d’abord pour les sauver du naufrage. A-t-on pensé à sortir les canots ? On aimait prononcer « canote », en relevant le « t ». On rit. On rit à l’idée de ces corps qui flottent parce que l’on a négligé d’en assurer la survie. La chair qui se délite inspire au geyser mental. Elle l’autorise. Ça fermente et ça fuse. On laisse aller. On est tranquille. On imagine que ce sera facile. On espère. Sortir. Laisser faire. Laisser passer. Pour une fois, ne pas retenir, croire que la liberté revient à ne plus rien contrôler.
Foutaise ! On oublie. On a échappé au pire.
L’’amour, ce n’était donc pas le pire ?
Sortir.
C’était le meilleur, chacun le dit. Personne ne sait. Et nous, on dit quoi ? On dit que l’on ne sait pas.
On se souvient d’en avoir joui. On se souvient d’avoir été heureuse, d’avoir eu des moments où tout était bon, même les steaks hachés bœuf-soja trop cuits et trop salés de la cantine. C’est dire ! On a faim. C’est impossible. On a faim pourtant ; on a soif. Le corps cultive toujours quelque existence. Il pue de plus en plus. On se bouche le nez. Il suinte. Un nouveau mot disparaît du dictionnaire. On se voile la face. Et on reste là, à attendre.
Sortir.
Quoi d’autre ?
Il doit bien avoir quelque chose d’autre, quelque chose d’heureux, de positif, de joyeux, d’essentiel ?
Dieu ? Non, ça suffit. Il est temps de lui régler son compte sinon, il est foutu d’envoyer pourrir avec la chair ce qu’il nous reste d’envie. Dieu. On y vient. On y va. Il est solide. Il peut tout endurer. Ne nous en privons pas. [15f] [27d] On est parfois si fragile, même si l’on est bien au chaud du corps en pleine avarie, plus fragile que les os seront friables quand toute humidité les aura quittés.
Aimer.
Aimer qui ? Aimer Dieu ? Aimer quoi ? On préfère qui, sans que Dieu n’y soit.
C’est si compliqué.
On s’en moque. Dieu ou quelqu’un d’autre. Aimer ; c’est tout ce qui nous reste. On a égaré la tarte aux fraises. On n’a pas lu la lettre. On doit retrouver la tartine. On la mangera pour le dîner. On avalera aussi le couteau suisse et le tire-bouchon. [42d] On ne veut plus risquer de meurtrir. On ne veut plus souffrir.
Aimer. Sortir.
Une nouvelle partie de football s’impose. Un terrain. Des lignes. Quatre drapeaux. Deux cages. Un ballon. Un sifflet. Aimer. Trois arbitres. Il nous faut au moins ça. On court dans tous les sens. On découvre un jeu de boules. On récupère l’œil gauche qui émergeait déjà. Cela fera un joli cochonnet. On lance. Il bute sur un caveau. On s’excuse. On récupère l’œil. On le remet en orbite. Il n’était pas temps qu’il tombe. [75f] [77f]

20.

Je me réveille en sursaut. J’ai froid. Mon tee-shirt est trempé. Je cherche la bouillotte. Je la ramène contre moi. [39f] Je l’étreins. J’ai peur. Une ombre plane, quelque chose, quelqu’un, je ne sais pas. C’était dans mon rêve. Je frissonne. Peut-être que je pleure. La bouillotte est tiède. Ma sueur me glace. Je claque des dents. Je suis hors contrôle. On veut me tuer ; on veut me prendre, m’enlever à moi-même, me dérober. Je voudrais crier à l’aide. Un hoquet secoue mon coeur. Je dois respirer, vite et tranquille, rompre l’arythmie et retourner dans le rêve pour chasser l’intrus.
Je ferme les yeux. J’étends les jambes. J’ouvre les épaules. De l’air afflue. Je ne garde que l’oxygène. Je gonfle le ventre. J’esquisse un sourire. Plus rien.

21.

On a envie de rire. On a envie de jouer.
Sortir.
Jouer à sortir ? Ce serait plus drôle de jouer à la poupée.
On n’y a jamais vraiment joué. On préférait les cartes, les voitures électriques sur l’anneau de vitesse, ou mettre des pétards sous des conserves et les regarder s’envoler. On prenait les petites boîtes de champignons, celles qui étaient plus hautes que larges. Elles décollaient mieux que les autres, surtout si on enlevait le papier pour en réduire le poids. Il fallait courir vite ! On plaçait le pétard sur le ciment devant la cuisine, on l’allumait, on le couvrait de la boîte en prenant soin de ne pas couper la mèche grâce à une allumette qui la levait légèrement et on filait dare-dare se planquer derrière le tronc du mûrier platane.
— Boum !
La boîte volait. On la perdait dans la lumière du soleil. On rentrait la tête dans les épaules. Elle retombait. On riait.
Le chat avait peur. Mais chut ! c’est un secret. On s’était juré que l’on n’avouerait jamais que l’on jetait le chat très loin pour le voir retomber sur ses pattes, ni que l’on jouait à se battre ou à jeter des pierres chez le voisin. On ne l’aimait pas, le voisin. Il avait construit un mur très haut autour de son jardin. Qu’avait-il à cacher ? On montait sur le figuier, pour observer. On n’y voyait rien mais on montait quand même et on jetait une pierre. Un caillou plutôt. On n’aurait pas osé lancer plus gros. On n’aurait pas aimé blesser quelqu’un.
Ça, jamais.
Même pas pour jouer.
Juré ! [76f]
Ni pour aimer ?
Encore moins.
Et pour sortir, devra-t-on faire sauter une boîte de champignons avec un pétard mouillé au vu de l’aquosité ambiante ? Ça nous fait rire. C’était le but.
Rire, même si rien ne s’y prête.
Rire.
Jouer.
Regarder la boîte voler.
Est-ce par là que l’on doit sortir ? [40f] On entend un bruit, un bruit de chambre qui perd son air. On écoute.
On dirait que le foie se dégonfle. Peu nous chaut ! On n’en a plus besoin, du foie. Ni du reste. C’est présomptueux. Gratter une allumette sans les doigts, c’est assez compliqué. C’est comme se placer devant le nez d’un Mig-23 en vol pour l’obliger à se poser. Sans une bonne boîte de champignons qui décollerait à la verticale, c’est inespéré. Il y a aussi la solution de la poupée que l’on propulserait à l’aide d’une fronde. Une poupée volante. On l’aurait mise en orbite avec les tétins et l’œil gauche. Ils se seraient tenus par la main pour surveiller la Terre. Dieu aurait eu de la compagnie. Il est parfois si humain. La poupée le câlinerait sous l’œil gauche ravi des tétins.
On rit à l’idée d’une érection divine.
On s’amuse.
Ce n’est pas bien. On doit se concentrer.
Sortir.
Sortir Dieu de nos seins. On rit toujours.
On reprend la liste. On retire le tire-bouchon et le couteau suisse. C’est difficile. Une bonne âme nous les plantés dans le dos. Une bonne âme ? Il y a donc quelqu’un ? Non. C’est impossible. On n’a vu personne à part le corps qui se délite. On a dû se faire çà toute seule. On cesse de rire. On respire.
Sortir.
On note de retrouver la tartine. On ajoute une poupée.
On la prend dans le poulailler qui nous servait de cabane et où l’on avait installé un lit à poupées, en osier, avec une petite armoire où l’on rangeait leurs vêtements. Elle était tendue d’un tissu à larges rayures jaunes et orangées. On la revoit très bien, cette petite armoire. Et le lit aussi. On montait dans le poulailler par l’échelle posée contre le mur. La porte restait ouverte. On n’aurait pas pu l’ouvrir toute seule. Alors on ne la fermait pas. On n’aurait de toute façon pas pu la fermer seule non plus. Ceci explique cela.
On y restait des heures, dans ce poulailler. Est-ce pour cela que l’on a choisi un jour de vendre de la volaille sur les marchés ? On l’ignore. Le destin est affaire si inextricable. Même ici, on ne décode pas bien. Il le faudrait pourtant.
Sortir.
Faut-il au préalable y comprendre quelque chose ? Quoi ? Comment ?
On pourrait descendre avec l’échelle.
Ou glisser sur la peau du poisson qui pue.
Il est plus sûr de jouer avec le destin, à défaut de poupée à propulser dans les airs afin d’offrir un orgasme à Dieu. On la garde. On aimait tant leur parler, aux poupées, comme on parlait au chat.
Et à Dieu ? Jamais.
Et à la boîte de conserve ? Oui, à elle aussi, on parlait.
Et aux champignons ? Non. Eux, on les mangeait.
Ici, on discute avec la tarte aux fraises et on se gratte les pieds. On jongle avec la Bible et le dictionnaire. On balance le tire-bouchons à la barbe du couteau suisse. C’est comme ça, sans doute, que cela a dérapé. On déchire la lettre. On la met à tremper dans la bile. Ça fait des bulles. On a de nouveau faim. On ne mange rien. On n’a que des os à ronger sans avoir de quoi réchauffer la moelle ni de pain pour la poser. Pour le sel, c’est facile : on pleure. On aurait vraiment dû emporter une poupée. Une bouillotte aussi. [43d] Le corps devient froid. On grelotte.
On a tout oublié. On ne savait pas.
Sortir.
On n’a rien préparé.
Et maintenant, on doit faire face, sans poupée, sans bouillotte, sans Dieu, un couteau suisse et un tire-bouchon plantés dans le dos et les mots qui s’effacent du dictionnaire. Cela devient confus. On doit se ressaisir. On pourrait essayer de jouer à y voir plus clair. Quelle drôle d’idée ! Chacun sait que tout se joue avant six ans. On sourit. On oublie. [41f] On a toujours préféré penser que l’on pouvait avancer autant que l’on croit là que l’on va pouvoir sortir.
On nage en pleine toute-puissance à moins qu’il ne s’agisse du flot des humeurs qui suintent. Le courant est fort. Un, deux, trois ; on soigne notre crawl. Un, deux, trois… Un, deux, trois… Soleil !
On pourrait jouer à l’amour.
— Précisez.
On jouerait à lever l’illusion, à se faire peur, à se faire mal, à se faire croire que l’autre est unique et que l’on est en mesure de l’être soi-même. On jouerait à « Donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. » C’est Jacques Lacan qui a écrit cela. Ce n’était pas n’importe qui, Jacques Lacan. On n’a pourtant jamais rien compris à cette phrase. On la trouvait belle.
Quelqu’un d’autre ?
On vire Lacan.
Il sort.
C’est mieux ainsi. On balance en même temps la paire de merguez.
L’estomac est vide. Ses récréments ont pollué le reste du corps, jusqu’à l’intérieur des poumons. C’est sans importance ; ils étaient déjà hors service. La chair a expiré. Et ça pue. Pourquoi jouer à l’amour si ça pue ? On confond tout ! On n’a pas de brosse pour peigner la poupée, ni de piles pour que tournent les voitures sur l’anneau de vitesse, ni de pétard pour faire sauter la boîte de champignons jusque dans le jardin du voisin. On pourrait jouer à la marelle. On aurait juste besoin d’une pierre un peu plate et d’une craie. On irait à cloche-pied jusqu’au paradis. Ce n’est pas dit que l’on y trouverait l’issue. [46d]
Aimer.
Mieux vaut jouer à l’élastique, ou au jeu des sept familles.
On a viré Lacan. On n’a plus de famille. [27f] [35d]
Sortir.
C’est à pleurer.
On voulait rire et voilà où cela nous mène. Dans une impasse, une voie de garage, un corps sans canaux d’évacuation. C’est impossible, impossible que tout soit ainsi bouché alors que l’ensemble se délite. On va trouver. On n’a guère le choix. On refuse de se décomposer sans luter, là, à l’instar de la chair qui se laisse dépouiller d’elle-même. On doit revenir à la vie.
C’est quoi encore que cette histoire, « revenir à la vie » ?
On déraille ; il n’y a que Jésus à qui s’est arrivé, d’après ce que la rumeur propage.
Sortir.
On va devoir creuser. On réclame un marteau-piqueur. Il faut au moins ça pour fendre la croûte terrestre. Il doit faire si bon à l’intérieur et sans doute que l’odeur est moins nauséabonde. On prend la main de la poupée. On fabrique une fronde avec l’élastique et on envoie valser la tartine. On récupère Lacan. Il peut toujours servir. On réintègre aussi les merguez. On ajoute de la moutarde. On en badigeonne l’intérieur du pain. On revient au jeu de l’amour. On doit établir les règles. C’est urgent. [34f] On en a besoin, pour sortir.
Attendre.
Jouer à la marelle. [44d]
Faut-il fuir ou gagner l’enfer ? On doit y réfléchir. On a le choix entre la Bible et le dictionnaire. À ce stade, on préfère la tarte aux fraises. [50d] [78f]


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[78dDébut-2011:05:30

[*Le Nouveau Petit Robert, 3.1.1 Cdrom, 2007.

[38fFin-2011:03:04

[37fFin-2011:03:03

[15fFin-2011:01:31

[27dDébut-2011:02:16

[42dDébut-2011:03:15

[75fFin-2011:05:26

[77fFin-2011:05:28

[39fFin-2011:03:08

[76fFin-2011:05:27

[40fFin-2011:03:10

[43dDébut-2011:03:17

[41fFin-2011:03:11

[46dDébut-2011:03:21

[27fFin-2011:02:16

[35dDébut-2011:03:01

[34fFin-2011:02:28

[44dDébut-2011:03:18

[50dDébut-2011:03:29

[78fFin-2011:05:30





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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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