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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

26 mai 2011



[Judo (en soirée) ; 1:40:00. Caractères ouvrés : 13488]

J’avais noté de reprendre au (17.). Je jette un œil sur mon plan. J’ai plus envie d’écrire que de relire. Mais je dois en passer par là ; mon texte en a besoin. Je vais essayer de me dépêcher un peu ; je risque d’abandonner plus tôt que prévu ces Feuillets en juin pour cause d’interlude sur fond de projet de collaboration ; je ne reprendrai véritablement leur écriture qu’en juillet. Ça me semble loin.
Écrire. Qu’est-ce qu’écrire ? On pense souvent au premier jet ; et c’est vrai que parfois j’éprouve le besoin de ce moment unique où j’arrive à lâcher les chiens et laisser courir le texte. Mais cette relecture et les corrections qui vont avec sont aussi de l’écriture… C’est juste, je crois, que certaines questions sont en suspens, relancée par la vie qui va.

J’ai dit que je voulais avancer. J’y vais.
Je modifie quelques petites choses, en plus, en moins. Je passe au (18.) qui a gagné à mes coupes d’hier. Quelques corrections encore. Entre deux, poussée par les circonstances, j’ajoute à la liste des sensations du Complément au plan le « Mal à la tête de ne pas avoir assez dormi ». J’y associe le sentiment de tristesse, sans savoir où sont la poule et l’œuf. Tout rapport avec… etc. Je reprends ma lecture.
Je ramasse encore un peu plus le début de ce passage. J’aime la question « Aura-t-il suffi d’un mot d’amour pour que le corps éprouve ? » Elle est déjà dans les Phrases que j’aime, avec sa suite. J’imprime. Je valide.
J’attaque le (19.) qui est un passage long ; c’est important de moduler, sur ce type de texte, la longueur des passages ; cela fait partie de ce rythme qui doit maintenir le texte en présence du lecteur. Le plan ne fait guère le détail du contenu de ce passage. Je vais tâcher de l’augmenter. L’heure a tourné. Je vais faire une première relecture rapide avant de mieux tricoter demain. Je monte le son très fort pour profiter du rythme de Gabrielle et lire en dessous, comme si le son plaçait mon texte dans la touffeur de ce corps en décomposition, comme s’il était une étreinte… Répétition. Je monte encore. Je fais le plein. Jusqu’à saturation.
Je coupe la répétition. Cat Power. Tori Amos (déjà dans la liste). Je profite toujours de l’ambiance. Bob Dylan me ramène au monde.

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