[

Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V02-24 mai 2011



Cy Jung Feuillets — V-02 24 mai 2011

 [74d]« La querelle de voisinage a tourné au drame hier soir dans la cité Berthelot de Nanterre (Hauts-de-Seine). Un résidant de ce quartier difficile a poignardé ses voisins, deux hommes de 17 et 39 ans. Le plus âgé est mort quasiment sur le coup, l’adolescent est décédé une demie-heure plus tard, poignardé lui aussi à de multiples reprises. Hier soir, rien n’expliquait encore ce qui a déclenché la folie meurtrière… » [*]
 [31d] Je contrôle. [25f]

14.

J’ai froid, dedans, partout, à l’intérieur. Par-dessus mon tee-shirt, j’enfile une polaire, puis un pull. C’est inutile. J’ai froid, comme un corps qui meurt.
Je suis en vie. Je fais quelques mouvements de la tête. Mes cervicales ont souffert. Mon corps est en désordre. [17f] Il est incapable de faire mieux, incapable de respirer plus vite, de courir plus fort. J’atteins ma limite, 8,56 kilomètres/heures ce matin. Je ne sais plus dire. Je ne sais plus que me défendre. Courir. Les étirements n’ont pas réduit les courbatures. Je dois boire plus que ça, manger des protéines. Aller plus loin. Aller plus haut. Et pourquoi devrais-je ?
Parce que j’ai froid. Je grelotte. Ma bouillotte est percée. Je me calfeutre entre trois oreillers. Je rajoute une paire de chaussettes. Rien n’y peut. La douleur se répand comme un frisson. Elle vrille autour de chaque muscle. Le froid se propage de la même manière. Il est coincé sur les biceps, pour l’instant. Il guette une ouverture. Les cuisses. Il file vers les cuisses ! Les genoux. Le ventre à présent. Les jambes. Je me transforme en statue de glace. Ce n’est pas bon pour le prochain record. Je dois boire, chaud, c’est encore mieux. Je fais du thé, vert. [33d]
L’adjectif me renvoie à une partie de football. Y a péno ! C’est évident. Boney M. me donne soudain l’énergie de danser. Cela va me réchauffer. Je suis sauve. [24f] Presque sauve. [26f] [32d] [72f]

15.

— Pan !
Qu’est-ce que c’est bruyant, ce corps qui se délite !
On se rétracte, l’oreiller par-dessus la tête. On ne veut rien entendre. On voudrait réfléchir.
Sortir.
— Pan ! Boum !
On sursaute. On lâche l’oreiller. On allume la radio, que la musique couvre les détonations.
— P… ! B… !
C’est mieux.
On se concentre sur la chanson. « Est-ce que l’on sera un jour puni ? » Bonne question, et congrue. Elle nous rappelle que l’on a toujours eu un peu peur, de ce que l’on disait du purgatoire, de ce que l’on disait de Dieu, du paradis, de ce qu’il serait à jamais perdu.
— Toc toc ! C’est nous !
On attend. On aurait peut-être dû apporter un morceau de tarte aux fraises. Ou un tire-bouchon. Une glace au chocolat dans un sac isotherme. Des fleurs. Dieu aime-t-il les fleurs ou préfère-t-il sucer, des bonbons ? On nous ouvre. Saint Pierre est là pour nous faire l’annonce de notre destin. Où va-t-il nous envoyer ? Au chaud ? Au froid ? À droite, à gauche, en haut, en bas ? Ailleurs. Est-ce lui qui décide où, avec qui, pour quoi faire ?
Sortir.
C’est d’emblée moins urgent. On monte le son. « C’est le Bon Dieu qui nous fait. C’est le Bon Dieu qui nous brise. »
Salaud ! [36d]

16.

 [8f] [20d] [10f] Je frissonne. Ce n’est pas le froid qui m’atteint. C’est la peur. Le silence. Je tends l’oreille. Rien. Serais-je devenue sourde en plus d’être aveugle ? Je frémis. Je tremble. Mes cellules nerveuses fulminent leur noyau et se frottent les unes contre les autres. Elles se percutent, s’emballent. Elles perdent la raison. Ma chair se dérobe.
Je joins mes paumes. Le froid revient sur les biceps mais ce n’est pas tout à fait du froid. Cela ressemble peut-être à une courbature mais ce n’est pas une courbature. Ce n’est pas non plus véritablement une douleur, pas une crampe. C’est comme un poids aussi lourd qu’il ne pèse rien, une présence, une expansion de la chair qui devient spongieuse pour absorber l’onde de choc d’un silence qui me paraît sans fond.
Ça tire un peu. Ça gonfle. Ça vient, ça va. C’est là, telle une masse qui grouille. C’est accablant. Je suffoque et pourtant, c’est précieux : cela dit que le corps est intact. Je me concentre encore. Je suis en un seul morceau, recroquevillée sur une chaise. C’est inespéré. Je bande l’aorte. « Boum ! Boum, boum ! Boum ! Boum, boum ! » Mon cœur bat. Je savoure sa présence. L’émotion me ravit et m’oppresse tout aussitôt. Mes paupières s’étirent. Une larme point. Un réflexe palpébral l’efface. Le froid, de nouveau. La faim. Le vide.
« Pan ! » La déflagration rompt le silence. Qui a tiré ? Mes mains viennent devant mes yeux. C’est idiot. Pourquoi se cacher la vue quand la peur inonde ? Cela ne peut pas la chasser tant l’image est gravée dans le plus lointain du cerveau, indélébile.
J’entends une sirène qui s’approche. Je me lève d’un bond. Je cours à la fenêtre. La sirène se dissipe. Je frissonne de nouveau. Mes bras se croisent. Mes doigts crochètent mon chandail juste sous les épaules. Je me rassemble. Je me rassois. Je me protège. Il faut absolument que le légiste puisse dire dans son rapport que je me suis défendue. Je ne veux pas mourir sans combattre. Je ne veux pas mourir et pourtant ce silence y ressemble. Il glace. Il transperce. Il tue.
Je me tends de nouveau vers les battements de mon cœur. Je ne parviens plus à les entendre. Je guette. Une goutte de pluie sur le zinc de la fenêtre ? Le soleil brille. Le tic-tac de mon vieux réveil peut-être ? Non, c’est une araignée qui doit grimper au mur ; il y a un frottement imperceptible à chaque coup porté sur le papier peint. J’ai froid, toujours. Je me serre un peu plus contre moi-même. Je m’étouffe. Je m’étrangle. Je dois crier pour reprendre de l’air, comme le premier jour. Quelle horreur ! Il y a du sang partout. Je ne veux pas voir. Il faudrait que je me voile la face. Mes mains glissent sur mon visage. Je fais front. Je n’ai plus le choix.
« Pan ! » Qu’est-ce encore ? Qui veut me faire peur ? « Pan ! Pan ! » Qui veut m’abattre ? Qui veut m’atteindre ? Qui tire à vue dans mon silence ? Il me faut du bruit, vite ! Du bruit à moi, du bruit qui me rassure. Du bruit qui m’apaise. Du bruit vivant. Pas du bruit qui m’achève.
Je me recroqueville. Je cherche dans ma mémoire un son qui me sorte de l’épouvante. Une feuille tombe sur le gravier sous la fenêtre de ma chambre. Elle me glace. Je l’expulse. Je veux les cris d’un enfant qui pleure, le bruit d’un moteur de voiture, un diesel encrassé, de préférence, une musique qui me chauffe le cœur à travers les pores de ma peau. Je veux d’un bruit qui fait du bien. L’eau que la cafetière expulse. Une voix. Laquelle ? La sonnerie d’un téléphone. Un rire. Un peu d’air que j’inhale. La lame du couteau d’office sous la peau de la pomme. Une étoffe. La circulation d’un train. Comment les entendre quand le son ne se produit plus ?
« Pan ! » Il faut que cesse cette détonation entre mes deux oreilles. Je me lève. « Pan ! » Et encore, « pan ! » de « pan ! » de « pan pan ! » Ça suffit ! Je serre les poings. C’est elle qui détraque le thermomètre et donne aux feuilles qui effleurent le gravier un air de spadassin. Je la sens qui revient. Je la guette. Je l’attrape au vol et la jette à la poubelle. [37d] Vlan ! Ça y est. Elle n’y est plus. Je suis libre d’entendre ce que je veux. Libre ?
Je frissonne encore. La peur n’a pas vraiment disparu. Je remballe mes cellules. Je fais quelques pas dans le salon. J’allume le tuner. France info me ramène dans le giron. C’est si bon, ces voix qui pénètrent mon espace. Elles me reconstituent. Ma chair reprend son aspect normal. Je n’ai plus de crampes qui n’en étaient pas, plus de frissons, plus de douleurs. Le vide pèse encore son poids. [31f] Le béton craque au-dessus de ma tête. Je sursaute. J’ai froid. Je fais quelques abdos. Je préfère la peur qui transpire à celle qui glace. Je dois juste penser à me changer avant que la sueur ne s’en charge.
« P… ! » C’est fini. La détonation se perd en route. « Boum ! Boum, boum. Boum ! Boum, boum. » Je préfère. Mon cœur bat et, si je chante, j’entends ma voix. [32f] [33f] [47d]

17.

On a oublié de manger la tartine. Ce doit être pour cela que l’on avait faim, à cause de cet oubli. [73f] Rien d’autre. Absolument rien d’autre. On ne s’alimente plus depuis que l’on est ici, coincée au milieu de ce tas de chair voué à la dissolution. Est-ce le signe d’un état particulier ? Cela ne peut pas : rien ne nous a jamais empêchée de manger, ni le bonheur, ni le chagrin, ni l’envie de rien, ni autre chose. On doit en convenir : ici, on n’a plus le loisir de se nourrir, de croquer, mâcher, sucer, avaler, et pas uniquement parce que l’estomac a implosé.
On est décidément dans une drôle de posture à tenter de recoller les morceaux de l’histoire d’un corps qui part en charpies avec l’impératif d’en sortir tout en ignorant comment et quand.
Fuir.
Il n’en est pas question. On doit faire face.
Sortir.
Quand tout sera réglé.
Quand le pardon sera acquis.
On a dans l’idée que l’on doit produire un travail de mémoire qui apaise, une sorte de chemin vers soi pour être libre, enfin. Libre de ce que l’on était coupable même si on ne l’était pas. Libre de ce que l’on a porté et dont on n’a jamais su se défaire. Libre de soi, guérie des blessures et des outrages.
S’affranchir.
Et guérir.
Peut-on encore panser les plaies ? Le faut-il ?
On n’a ni sparadrap, ni compresse, même pas un peu d’alcool pour brûler les tourments qui ravivent l’ulcération. On est démunie. On est seule face à ce qui ronge.
Sortir.
Comprendre.
Se souvenir. N’est-il pas trop tard ?
Un pasteur a dit, lors d’une cérémonie commémorative, qu’il n’était plus lieu de se lamenter de ce que l’on avait fait ou pas fait quand l’autre était vivant alors que maintenant il est mort. Il invitait alors l’assemblée à s’emparer du souvenir du défunt et à le porter à la mémoire, pour la faire vivre et s’en repentir. Bats les pattes ! Que l’on nous laisse libre de notre chapitre ! Notre empreinte nous appartient. Les plaies sont béantes et les coups vont voler. Pardonner. Le corps se délite. Et l’on assiste à ce spectacle peu ragoutant, impuissante, prête à tout pour en sortir parce que notre place n’y est plus, quoi que l’on ait fait, quoi que l’on ait dit, quoi que l’on ait subi sans avoir la force de se défendre.
Sortir.
Comme pour une résurrection ?
Et puis quoi encore, on n’est pas la fille de Dieu. Dieu ne peut pas avoir de fille car il la voudrait aussi courageuse que le Petit Jésus fût tout-puissant. Les filles courbent l’échine face à la violence. Elles n’ont d’autre argument que leurs gros nichons qui alimentent de leur lait les fils, futurs guerriers, futurs pasteurs, pas des pasteurs du genre de celui dont on se souvient, mais du genre des autres, de ceux qui mènent le monde comme un berger ses moutons.
Le chien aboie. On va tous dans la même direction.
Par là.
Ou par ici. On préfère, en général, aller là où l’on n’y est pas.
Penser. Sortir. C’est aussi une méthode. On y songe.
— Boum !
C’est quoi qui explose ?
— Le nichon.
Ça peut exploser, un nichon ?
On pourrait aussi déduire des paroles du pasteur qu’il est urgent de faire ce que l’on à faire, aimer ceux que l’on à aimer, se séparer de ceux qui nous méprisent. Il était gentil, le pasteur, mais on fait ce que l’on peut, chacun, quand on est du côté de la vie où Dieu est engraissé par nos prières pour nous bercer de ses illusions. On peut toujours y croire ; cela ne mange pas de pain. Justement, cette tartine.
— Boum !
Encore. C’était bien le nichon : on vient de voir voler le second.
On n’a pas pu s’empêcher de sursauter. Ça fait peur, un nichon qui explose et envoie son tétin au Ciel afin de le placer en orbite de la Terre et confier l’humanité à la surveillance d’un mamelon géostationnaire. Pourvu que saint Pierre se le prenne dans l’œil histoire que l’on rigole un peu ! Voyeur ! Goujat ! C’est mauvais pour la concentration le lait maternel qui se transforme en charge explosive. On a perdu le fil. Et mangé la tartine. [36f]
Et la réponse, on l’a lue ? C’est que…
On a oublié de dire que l’on avait reçu quelque chose. On n’a pas ouvert l’enveloppe. On était émue. On l’a reçue. On va pouvoir sortir. Enfin. Il était temps. On commençait à se sentir pourrir à l’instar de la chair alentour.
Sortir.
Ouvrir. La réponse.
Lire. Où a-t-on mis nos lunettes ?
— Boum !
C’est l’œil cette fois. Ou le cerveau, on ne sait plus. On ne sait pas. On oublie le corps qui part en vrille. On ne pense plus qu’à cette réponse qui est venue. On voudrait la lire. On sait pourtant qu’elle est vaine. Doit-on déchirer l’enveloppe ? Non. Il faut la laisser se défaire d’elle-même. Et puis, il n’est pas question de mettre ces mots-là dans le dictionnaire. Ils seraient foutus de trancher dans le mauvais sens.
On doit oublier la réponse.
On cherche une issue. On fouille l’endroit. On voudrait retrouver la tartine. On a oublié l’avoir mangé. On y avait mis du beurre. Ça glisse. Ce n’est pas comme la réponse qui elle était râpeuse.
Quelle réponse ?
Ou oublie. On n’a rien reçu, rien d’autre que des tartes aux fraises et des poissons qui pue. Des Bibles. On est là. On passe à autre chose.
On doit encore attendre.
Sortir.
On n’y est pas. On a du chemin à faire. On se gratte un peu les pieds. On grignote une miette tombée sur le pantalon. Le pasteur disait… On vérifie que l’on a bien fait ses lacets. La route est longue, surtout quand elle s’allonge à chaque pas.
Que disait le pasteur, déjà ?
On se souvient qu’il était question de pardon. [15d] Et puis ? On ne sait déjà plus. C’est dommage. Peut-être pas. Il est urgent de n’être sûre de rien.
Sortir. Attendre. Le reste va venir.
Espérons.

18.

Je me tends vers toi. Ma vulve est impatiente. Elle imagine ces phalanges qui vont l’entr’ouvrir, s’imbiber de son suc, fouir, attiser, venir, prendre. Mon bassin se soulève. Mon clitoris se hisse sous son capuchon. Mon vagin suinte. Il cherche ton doigts. Il se tord. Ma chair proteste. Elle s’insurge, plus luisante encore. Je suis en manque. Je bous. Je fonds. Je coule. Je réclame tes mots pour racheter ton doigt. Je veux ta voix.
Tu me regardes, silencieuse. Mes yeux t’implorent. Mon sexe se sert contre ta cuisse. Il s’y frotte. Il s’y excite. Ma vulve turbine. Une langue ! Le paradis sur chair. Mes bras se referment autour de tes reins. Mes mains dévorent tes fesses. Viens ! Dis-moi que tu m’aimes pour accompagner ma jouissance !
Je suis à toi, à ta mesure, à ta portée. Viens ! Prends. Donne-moi accès à ma chair, que vibre la moindre fibre en moi et que mon cerveau tremble sous le cataclysme. Il se cogne contre les parois de mon crâne. Je perds l’équilibre. Tu percutes. J’ingère. Tu sillonnes. Je plie. Je me divise. J’ai fermé les yeux. Je m’accroche à ce que je trouve de toi. Je veux te mordre. Je veux te manger. Je veux que tu passes par ma bouche. T’avaler. T’engloutir. Te sentir tout au fond de moi, boule de chair vivante qui me nourrit, me comble. Je veux te sentir là, que tu ne bouges plus et que mon corps, à t’entourer, fasse sa part de l’orgasme.
Laisse filer ! Viens ! Partons ensemble. Ma main se glisse entre tes cuisses. Elle cherche l’intimité de ton sexe, s’y coule en douceur. Je la laisse agir. Elle fera ce qu’elle peut. Pourvu qu’elle sache mener ta danse. Nos souffles s’assemblent. Le lit grince. Nos bras s’étreignent. Nos doigts s’exaltent. Nos corps s’imbibent des flaveurs de nos sexes en décomposition. J’arrête ta partition. Je suis pleine. Je m’ancre. Je crie. La pulpe de mon index rougit ton clitoris. Odeur de feu. Je pars. Je décolle. Tu t’accroches à mon corps pour voler avec moi. Viens ! Viens ! mon amour. Tu t’affales. Je m’affaisse. Ta tête roule au creux de mon cou. Pourquoi n’as-tu rien dit ? Je me suis tue. Les mots peuvent-ils dire l’émotion encore intacte ? [<39d>Début-2011:03:08]]
Les mots. En sont-ils capables ? Tu me dis « je t’aime » dans un souffle. Quelque chose de très chaud avive ma peau. Je transpire. Tes doigts sont toujours au fond de mon sexe. Il pompe. J’attrape ta nuque. Je plaque ta bouche contre la mienne. Tout mon corps tremble. Tout mon être savoure. Aura-t-il suffi d’un mot d’amour pour que le corps éprouve ? Il aura. Il a. Il est. Je t’aime. Tu m’aimes. Et je suis. [38d] [40d] [41d] [74f]


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[74dDébut-2011:05:24

[*Le Parisien, 10 février 2011.

[31dDébut-2011:01:23

[25fFin-2011:02:13

[17fFin-2011:02:04

[33dDébut-2011:01:25

[24fFin-2011:02:12

[26fFin-2011:02:15

[32dDébut-2011:01:24

[72fFin-2011:05:20

[36dDébut-2011:03:02

[8fFin-2011:01:18

[20dDébut-2011:02:07

[10fFin-2011:01:20

[37dDébut-2011:03:03

[31fFin-2011:01:23

[32fFin-2011:01:24

[33fFin-2011:01:25

[47dDébut-2011:03:22

[73fFin-2011:05:23

[36fFin-2011:03:02

[15dDébut-2011:01:31

[38dDébut-2011:03:04

[40dDébut-2011:03:10

[41dDébut-2011:03:11

[74fFin-2011:05:24





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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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