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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

23 mai 2011



[Course : 5 km ; 38:39. Caractères ouvrés ; 13005]

Alors, alors… Où en étais-je ?
Je jette un œil sur mon tableau de bord de vendredi. Je vais me placer en haut du (13.), pour remettre en bouche vite faite et poursuivre. Ces tableaux de bord me sont finalement très utiles pour suivre mon propre travail et m’aider à garder le fil. D’ordinaire, je me sers uniquement du plan pour cela. Voilà une découverte de plus grâce à ces Feuillets ; j’aime quand mon savoir-faire avance.

Je retire la phrase sur l’industrie agroalimentaire. Elle m’a amusée mais ce n’est pas suffisant pour qu’elle reste. Je fais quelques ajustements de plus et je valide. (14.) Je coupe un peu. Ça avance. Je note néanmoins de repartir de là demain pour une ultime relecture de ce passage en V02. (15.) J’aime bien ce « on » très court. Je le tricote un peu et passe au (16.) qui va être une autre paire de manches. Les passages en « je » sont d’ordinaire plus courts. Celui-ci est long. Je vais voir ce que j’en fais.
Je modifie déjà l’accroche qui pourrait faire croire qu’il s’agit d’un passage en « on ». Je retire également les phrases contextuelles pour concentrer le texte sur ce que « je » éprouve. Je n’aime pas de prime abord couper mes textes même si au final, c’est essentiel. J’ai toujours l’impression que j’y perds quelque chose, comme les mots qui s’effacent du dictionnaire sous l’effet du nez qui coule. Pour mes premiers romans, je créais un fichier Poubelle où je mettais tout ce que je retirais du texte. J’y ai renoncé : trop fastidieux autant qu’inutile ; je ne suis jamais allée rien chercher dans ces fichiers-là pour le remettre dans le texte.
Je coupe donc et avance encore avec une première lecture rapide, sécateur en main. Je rassemble les paragraphes ; ceux en « je » doivent être plus longs que ceux en « on ». Pourquoi ? C’est une autre manière de marquer la différence de sujet (de la phrase), donc de style. Et parce qu’éprouver a besoin aussi d’un texte qui se pose. Je passe les « Pan ! » et les « Boum ! » entre guillemets (sans italiques ; pas d’italiques pour les citations dites « orales ») ; ils sont éprouvés, pas véritablement entendus comme le sont les « — pan ! » et les « — Boum ! » que « on » perçoit du corps qui l’entoure ; ah ! nuances de la typographie. Une donnée essentielle à l’écriture.
J’ai fait ces modifications rapidement à l’écran. J’imprime. Je reprends mon stylo. Je relis une fois.

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