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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

17 mai 2011



[Renforcement musculaire : 33:00. Caractères ouvrés : 5513]

Exceptionnellement, je ne pose pas ma balise avant de commencer. Je veux écrire d’emblée ce point que je rajoute en « je » et qui, je sens, va m’être difficile tant je n’y suis pas. Quand ce sera fait, je reprendrai ma lecture plus haut, si j’en ai le temps, bien sûr. Le passage sera court mais parfois, dix lignes sont plus longues à écrire que plusieurs pages…

Je n’y suis vraiment pas !
Dans ces moments-là, deux solutions : aller se coucher ou ne pas se poser de questions et lâcher du texte. L’option un me tente… Elle n’est pas en tête par hasard ! Mais si je devais aller me coucher chaque fois que ça coince, ma production littéraire ne serait pas ce qu’elle est. Et je n’aime pas l’oisiveté. Ce sera donc l’option deux. Quatre phrases tombent… Elles détruisent ce qui était écrit. Je supprime. J’ajoute un contexte (ça aide souvent à débloquer une écriture) qui ne restera pas forcément.
Je rame.
Je finis par avoir enfin mon premier jet et reprends mon stylo pour une lecture unique depuis le haut du (10). Je valide. La matière est dans le (11). Ça me va. J’y reviens demain. J’ajoute « sacré » et « étrécir » au Mot du jour. J’amorce le (12) ; petites coupes pour retirer le plus didactique. Je dois vraiment lâcher l’imaginaire ; j’aime quand ça part et que ça cogne au bout, un peu comme un caillou dans un lance-pierre… Lâcher le texte. Lâcher l’élastique. Lâcher l’affaire. Là, je suis plus dans mon sujet !

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