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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

10 mai 2011



[Judo (en soirée] : 1:00:00. Caractère ouvrés : 6662]

La première phrase du (8.) me fait toujours le même effet ; ça « déchire » un peu. Je suis désolée, je n’ai pas d’autre verbe en stock que « déchirer ». Je me souviens de ce qui l’avait sollicitée et mon émotion demeure. Cela m’amène une fois encore à l’importance du temps dans l’écriture du roman, pour cette fois le temps qui s’écoule. Au fil des passages, versions, lectures et relectures, ce qui a motivé telle phrase, telle idée, telle image s’estompe. C’est ainsi que certaines choses peuvent disparaître, car elles perdent leur sens à l’épreuve du temps. D’autres restent et c’est le temps, alors, qui permet la distanciation dont j’ai déjà parlé, justement à propos de cette première phrase du point (8.).
Presque trois mois sont passés depuis le premier jet de ce (8.). Déjà trois mois ! Quatre mois depuis le tout début. Ce texte va avoir besoin plus que d’autres de temps (de travail et de pause) pour exister. Cela m’inquiète un peu ; j’aime quand l’écriture est rapide. D’un autre côté, je l’ai ce temps. Alors… Tranquille. Cela s’apprend aussi. Anastacia m’y invite. Je me cale sur son rythme et baisse aussitôt le son.
À la quatrième relecture du jour, j’enlève cette fameuse phrase, que voici donc, puisqu’elle n’y est plus : « Mourir ; est-ce que ça fait mal ? » Elle est toujours d’actualité dans ce texte (et je la bascule dans le Complément au plan), mais plus certainement dans un point en « on » ; pour ce « je », qui éprouve, je dois éviter trop le commentaire. Je laisse néanmoins la chute. Elle donne le sens.
Et je complète la Liste.
Je m’arrête là. Je reprendrai de nouveau au niveau du (8.) demain. Ma relecture de ce passage n’est pas terminée.

Lire le Feuillet du Jour.


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