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Les Feuillets de Cy Jung

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Feuillets

V02-28 avril 2011



Cy Jung Feuillets — V-02 28 avril 2011

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1.

C’était donc ça. Juste ça. Pas plus que ça ? Quand on pense à ce que l’on a pu croire, espérer, inventer, codifier. Juste ça. Ni plus, ni moins. On y est.
On y va ?
Allez ! il faut sortir de là.

2.

On nous avait parlé d’un couloir, d’une porte, d’un passage, d’une rivière, d’un désert à traverser, d’une oasis, d’une destination à trouver. On nous avait parlé de paix, de sérénité, d’un silence inconnu. Quel vacarme ! Et vas-y que ça pisse dans un sens, que ça grouille dans l’autre, que ça se dilate, que ça se tord, que ça se fend ; que ça pète.
On attend son tour.
Il fait encore chaud. On se prélasse. On se gratte les pieds. On a toujours préféré les pieds à la tête, quand il s’agissait de gratter pour se détendre, et réfléchir. Penser. Attendre.
Sortir.
On en est loin. On s’interroge. Les humeurs nous emporteront-elles ou sortirons-nous de là emmaillotée dans des lambeaux de chair en décomposition ? On ne sait pas. On est un peu perdue. Calme mais perdue.
On s’ennuie.
On observe, de l’intérieur. On n’y voit pas grand-chose. On évite de trop toucher pour savoir. Ça colle. Et ça pue, aussi, un peu. On change de pied. Ça suinte cette fois. Ça enfle. On rentre la tête dans les épaules. On craint une prochaine déflagration.
Pan !
On sursaute. On voudrait se cacher. Où ? On ignore où l’on est. On ignore tout, ou presque. On cherche un orteil à gratter. On trouve le nez. On s’en contente. On a envie de pleurer. C’est très subit. Puis de rire. Pleurer. Rire. C’est pareil. On doit laisser filer. Et sortir.
Se tirer.
Bye-bye, c’est fini, cette vie.
Fini ? Mais on y est encore. On dirait. [57f]


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[12dDébut-2011:01:25

[11dDébut-2011:01:21

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Tableau de bord

13 novembre 2013

[Petit déroulé : 30:06 ; 3,8 km. Texte en reprise]

Je démarre cette matinée de travail avec l’idée que je vais aller au bout de cette V-06. Il me reste sept pages à relire et, sauf urgence à réécrire la fin (cela arrive), je devrais aller rapidement au bout ce matin. Je remettrai ensuite ce texte en jachère en espérant qu’un jour il sorte de cet ordinateur et rencontre un éditeur qui me le fasse travailler afin de le publier.
Vain espoir ? Je repousse la question à une autre fois et pose ma balise. Mon écran est baigné de soleil. Aimer. Ce n’est pourtant pas si compliqué.

Un « comment » était amputé de son « nt » ; je le lui rends.
Et je suis au bout de mon texte. J’avais oublié qu’il se termine sur la lettre d’amour, celle encore à écrire. Je suis bien aujourd’hui dans cette fin. Surtout les deux dernières phrases. Je m’arrête donc là et m’en vais écrire ma prochaine nouvelle en e-criture. Je suis heureuse d’avoir eu l’idée de relire ces Feuillets. Je n’avais vraiment pas mesuré leur portée ; littéraire, je ne sais pas ; mais personnelle, c’est sûr.
Je vous tiendrai au courant de la suite, ici, ou sur mon site ou ma page Facebook. À très bientôt, donc. L’écriture ne s’arrête jamais… Comme l’amour ? L’amour ? Je ne sais pas. Aimer ?
Aimer.
Ce n’est pourtant pas si compliqué.

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