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Les Feuillets de Cy Jung

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Tableau de bord

11 mars 2011



[Renforcement musculaire : 38:00. Caractères ouvrés : 10762]

J’en étais où ? Quarante et unième jour de travail sur ce texte. Trente-sept pages. Quatre-vingt mille huit cent soixante-dix-huit caractères dit le compteur. Et moi ? Je sens les idées venir au fur et à mesure que je les pose. Il faut d’ailleurs que je note « pleurer » dans les sensations que je veux évoquer. Je l’associe à « détresse, affliction ». Il y tant de manières de pleurer. Les verbes disponibles, en plus de ceux associés à « larmes » et « pleurs », sont à ce titre très évocateurs : « sangloter », « chialer », « brailler », « pleurnicher », « larmoyer », « chouiner »… Ce que je voudrais évoquer ce sont ces larmes qui montent à l’occasion d’une violente émotion (heureuse ou malheureuse), cette chaleur qui envahit le haut du visage. Les yeux se plissent et l’on retient ou non les larmes… Je le note. Aujourd’hui, j’ai d’autres points sur le feu ; à moins que je ne change d’avis le temps de me plonger dans le texte.
Je pose ma balise en haut du 18. J’ai envie de le relire, tranquille, avec un café.
Interlude. J’ai oublié que je voulais aussi noter la douleur caractéristique de la sciatique dans la liste des sensations. Quel sentiment cela exprime ? À coup sûr, le ras le… bol, une sorte d’épuisement à endurer certaines choses. Si je reprends les Travaux préparatoires d’un roman avorté, « amertume » peut le faire ; mais j’aime bien, plus bas, « componction » ! C’est pile dans mon sujet. Je note les deux. Et ajoute dans les choses à faire que je dois voir le code pour un meilleur affichage des titres des colonnes dans les tableaux.
Balise. 18. Café. Relire. C’est parti, avec Nada Surf que j’ai découvert ce matin grâce à Sarah. Hooverphonic à suivre. 19. Il ne bouge pas. L’arythmie me renvoie à la tachycardie. Je dois l’ajouter à la liste des sensations à écrire. Avec quel sentiment ? La culpabilité… Étrange association. Il manque le lien de circonstances. Je note. Je verrai plus tard.
J’arrive au 20. L’enchaînement fonctionne. Je continue, jette un coup d’œil au plan pour resituer le passage et m’y attelle. Faustine Seilman me cueille au passage. Je monte le son. Je chante le refrain avec elle. « Laissez-nous là, laissez-nous là, encore un peu, laissez-nous là. » Il m’emporte. J’avance.

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